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Sa Majesté Balthazar Ier est une histoire en bande dessinée de 28 pages de Don Rosa publiée pour la première fois le 9 mai 1989 aux États-Unis. Elle met en scène Balthazar Picsou avec ses neveux Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, ainsi que les Rapetou, Avide McAppareur, Clerkly et, sous forme de fantôme, le célèbre fondateur de Donaldville : Cornélius Écoutum. Elle se déroule principalement dans et autour du coffre-fort de Picsou, à Donaldville, dans un nouvel état du nom de Picsouland.

SynopsisModifier

Picsou et ses neveux découvrent par hasard que la colline sur laquelle se trouve son coffre constitue un état indépendant dont il serait par conséquent le roi...

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Devant la demande implorante de ses employés qui lui demandent de rajouter du bois dans la cheminée de chauffage, Picsou, après leur avoir fait remarquer que le bois ne pousse pas sur les arbres (!) se rend à l'extérieur de son coffre afin de débiter une vieille souche d'arbre située non loin d'ici, dans l'intention non dissimulée de faire des économies de bois. Il découvre alors une vieille plaque de cuivre ainsi qu'un parchemin racontant l'histoire de la ville à l'époque de Cornélius Écoutum. Picsou apprend dès lors que, ayant chassé les Espagnols de la colline Killmotor (celle où se trouve actuellement le coffre de Picsou) Cornélius lui a fait conserver son indépendance, indépendance toujours valable puisque l'Espagne ayant cédé ses terres aux États-Unis d'Amérique, cela n'incluait pas Killmotor puisque celle-ci n'était pas espagnole.

Se rendant compte dès lors qu'il est à la tête d'un micro-état, Picsou s'autoproclame roi et révise quelque peu la décoration de son coffre (ajout de tours médiévales sur les flancs du bâtiments et pose d'armures et de draperies dans la salle du coffre). Mais les desseins de Picsou ne sont pas encore servis et ce dernier contacte l'inspecteur des impôts de Donaldville afin de leur annoncer que d'une part il ne payera plus l'impôt (sa colline n'appartenant pas à la ville) mais aussi et surtout pour réclamer le remboursement de cinquante ans d'impôts, ce qui représente bien sûr une somme astronomique (si grande qu'il faut plusieurs pages de zéros pour la comptabiliser).

Toutefois, la réponse ne se fait pas attendre et, étant désormais un « étranger » Picsou voit une frontière installée autour de son coffre et l'eau et l'électricité coupées. De plus, voyant que la police de Donaldville ne pourrait rien faire en cas d'attaque contre le coffre (celle-ci n'étant pas habilitée à officier à l'étranger) un magnat, aidé des Rapetou, se met en tête de chasser Picsou de son propre coffre et met celui-ci à la porte. Donald, Riri, Fifi et Loulou tentent de raisonner leur oncle en lui expliquant que la destruction du parchemin trouvé dans la souche permettrait à la police d'agir, mais Picsou refuse de renoncer à ce qu'il appelle le « plus grand remboursement de l'Histoire des impôts ». Mais Riri, se faisant passer pour un agent double, parvient à
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Arrestation des Rapetou.

faire croire au douanier de Donaldville que les Rapetou sont des soldats de l'armée de Picsouland venue envahir la ville. Les Rapetou sont encerclés en quelques secondes par une dizaine de chars d'assaut et Picsou peut retourner conquérir son trône. Le combat à l'épée est rude mais Picsou finit par gagner et chasse l'usurpateur non sans lui avoir dessiné le signe « $ » sur le postérieur.

A ce moment, le maire de la ville se présente et explique à Picsou, à la lueur d'une bougie (faute d'électricité) que la ville allait devoir augmenter ses impôts de 99% pour rembourser sa dette et que la population partirait sans doute, faisant de Donaldville une ville fantôme ; alors qu'il fait état de cette situation, Picsou tenant le parchemin porte son regard sur la flamme de la bougie ; puis, dans un accès d'énervement, répétant qu'il ne veut pas renoncer à de l'argent par sentimentalisme, envoie son parchemin dans la flamme de la bougie. Celui-ci prend feu et finit en cendres: ils ne peuvent pas l'éteindre, l'eau étant coupée. Picsou ne peut plus prouver que Picsouland est indépendant à moins qu'il ne montre la plaque de cuivre également trouvée dans la souche, mais il explique l'avoir fondue pour se forger la couronne qu'il porte sur la tête. Donaldville vivra, « mais pas grâce à toi » ne manque pas de préciser Donald.

Cornélius fantôme

Le fantôme de Cornélius avec Picsou.

Cependant, les dernières cases de l'histoire montrent Picsou nourrissant des oiseaux sur le bord de la fenêtre de son bureau avec comme plat... la fameuse plaque de cuivre. Et nous pouvons voir le fantôme de Cornélius Écoutum qui regarde Picsou en souriant. Ces cases montrent bien que Picsou n'a pas un cœur de pierre car il y a renoncé à des milliards et des milliards de dollars de remboursement pour sauver Donaldville, qui a grandit un peu grâce à lui.

En coulissesModifier

Références historiques et culturellesModifier

Référence à l'histoire réelleModifier

Cette histoire utilise les grandes lignes de l'histoire de l'ouest des États-Unis actuels. Le corsaire britannique Francis Drake prit possession de la Californie sous le nom de Nouvelle-Albion, au cours d'un voyage autour du monde entre 1577 et 1580. Les Espagnols occupent ce territoire par la suite et le colonisent à partir du XVIIIème siècle. Suite à la Guerre américano-mexicaine (1846-1848), les États-Unis s'emparent de la Californie qui devient le trente-et-unième État de l'Union en 1850.

Références cinématographiquesModifier

La scène où Picsou consulte les mémoires de Cornélius Écoutum est directement calquée sur une scène similaire du film de 1941 d'Orson Wells Citizen Kane; jusqu'aux répliques (« La bibliothèque ferme à 16h30 ! » ou « Ne consultez que les chapitres concernant fort Donaldville/M. Kane ») et à l'éclairage de la scène.

Don Rosa à propos de l'histoireModifier

«  Beaucoup de fans considèrent que cette histoire, réalisée en 1989 pour Gladstone Publishing, est ma meilleure histoire des ducks. Les idées les plus simples sont souvent les meilleures, et cette aventure le montre si bien. Mais je n’ai jamais aimé l’idée d’avoir réalisé ma meilleure histoire seulement deux ans après le début de ma carrière. J’ai toujours voulu penser que ma meilleure histoire était encore à venir.

Cette aventure a une promesse assez simple et une intrigue peu développée, j’ai donc été capable d’enchaîner les gags courts comme si c’était un ten-pager sur-étendu. Elle traite de la fondation de Donaldville et j’ai fait pour cela de nombreuses références aux vieilles aventures Barksiennes (comme j’aime toujours le faire). En fait, dans mon script original, le méchant qui engage les Rapetou était Azor Lebleu de mon histoire de Donald Duck préférée, The Golden Helmet (Four Color 408, 1952) de Barks. Mais mon éditeur Byron Erckison m’a fait changer Lebleu en un nouveau méchant, probablement parce qu’il ne voulait pas que je fasse trop de références directes aux vieilles histoires de Barks. Vous savez, en 1989, les bandes dessinées Disney américaines étaient toujours en reconstruction après tant d’années de faible circulation – et quelques années d’arrêt total. Donc les lecteurs à l’époque n’étaient pas familiers avec ces vieilles aventures, et n’auraient pas reconnu Lebleu ou son partenaire, maître Carcharodon. Mais Byron m’a généreusement offert la suggestion que je crée un nouveau méchant avec la personnalité détestable d’Uriah Heep issu du roman David Copperfield de Charles Dickens. C’est ainsi que ce nouveau méchant, Avide McAppareur était né.

Des années plus tard, mon script original pour The Lost Charts of Colombus avait McAppareur qui rencontrait Lebleu et Carcharodon à propos d’un ancien pacte de propriété de terre. Mais alors que McAppareur a été ajouté à His Majesty McDuck !, il a été éliminé de Colombus, le pauvre gars !
 »

— Don Rosa (traduction d'un texte paru dans The Don Rosa Library by Fantagraphics)

Parutions françaisesModifier

Cette histoire a été publiée six fois en France, dans :

  • Picsou Magazine no240 de janvier 1992 (seule publication sous le titre Sa Majesté Picsou Ier) ;
  • Picsou Magazine no336 du 5 janvier 2000 ;
  • Les Trésors de Picsou no3 de juin 2006 ;
  • Picsou Magazine no476 du 2 novembre 2011 ;
  • La Grande épopée de Picsou no3 du 4 décembre 2013 ;
  • Les Trésors de Picsou no29 de décembre 2014.
Précédée par Sa Majesté Balthazar Ier Suivie par
La malédiction de Nostrablairus

Donald Duck Extra n°1993-04
Histoire de Don Rosa

1re parution : Mai 1989
Tel oncle, tels neveux

Tel oncle, tels neveux
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