Nestor, Oscar et Désiré Duck plus communément appelés Riri, Fifi et Loulou Duck (Huey, Dewey and Louie Duck en VO) sont des personnages de fiction des univers de Donald Duck et de Mickey Mouse, créés en 1937 par Ted Osborne et Al Taliaferro pour les studios Disney. D'apparence physique identique, ils sont les neveux de Donald Duck et les petits-neveux de Balthazar Picsou. Du statut de petites pestes dans leurs premières apparitions, ils ont évolué en sages Castors Juniors, sauvant souvent leurs oncles de situations périlleuses.
Ce sont les fils de Della Duck, et d'un canard au nom inconnu. Neveux de Donald et de Picsou, ils sont aussi les arrière-petits-fils de Grand-mère Donald. Dans la plupart de leurs aventures, ils sont affiliés aux Castors Juniors
Ils font une entrée en beauté dans l’univers de Disney. Alors qu’il semble toujours habiter à Hollywood, Californie, en compagnie de tous ses amis de l’univers de Mickey Mouse (Dingo, Clarabelle, Jojo, Michou), Donald reçoit une lettre de sa sœur Della. (« Cher Donald, Je t’envoie tes adorables neveux, Riri, Fifi et Loulou, pour loger chez toi, pendant que leur père est à l’hôpital. Un pétard géant a explosé sous sa chaise. Les petits chéris sont un peu trop joueurs. J’espère que vous vous entendrez bien, ta sœur, Della »).
Le ton est donné. Riri Fifi et Loulou auraient envoyé leur père à l’hôpital et leur mère, ne pouvant les garder à elle seule, va décider de les envoyer chez son frère. Juste après la réception de cette lettre, Donald sort, mais la poignée de la porte a été électrisée. Il se rue dehors, furieux, mais ne trouve personne. En rentrant à nouveau, c’est un saut d’eau qui lui tombe sur la tête. En relevant la tête, il voit ses neveux qui lui sourient, d’un air innocent. La coopération compliquée de Donald avec ses neveux débute.
Dans les gags suivants, Al Taliaferro permet aux neveux de jouer encore bien des tours à Donald. Ils l’accusent des mauvais tours qu’ils commettent, afin que Clarabelle les punissent, quand ils lui montrent de la sympathie, ils veulent juste endormir sa méfiance, pour aller se gaver de crème glacée en cachette. Et même quand le pauvre Donald croit pouvoir les faire accuser, il est finalement attrapé. Quelques temps plus tard, Donald reçoit un télégramme de sa sœur, qui veut que ses enfants rentrent à la maison. Riri, Fifi et Loulou sont renvoyés à leurs parents par Donald.
Assez étrangement, les neveux refusent violemment de rentrer à la maison, et souhaitent rester avec leur oncle. Après une bataille épique, Donald parvient à attacher ses neveux à un camion, pour les renvoyer chez eux.
Par la suite, on les revoit, le temps de quelques strips l’année suivante. Ils ne sont pas toujours tous les trois et leurs apparitions ne sont qu’épisodiques. Puis, alors que Gus Glouton quitte les strips de Donald, ses neveux réapparaissent dans les strips, où ils continuent leurs farces. C’est à cette époque qu’il s’installe définitivement chez leur oncle Donald.
Carl Barks, auteur très prolifique de Disney, a écrit tellement d’histoires, qu’il serait quasiment impossible d’établir une biographie claire et précise des trois petits canards, qui apparaissent constamment dans ses aventures. On peut tout de même relever quelques points important.
En 1939, ils s’installent chez leur oncle Donald. Le caractère enflammé et soupe-au-lait de celui-ci ne sera pas forcément un excellent exemple pour les enfants. Ils entreront souvent en conflits l’un contre les autres. Par ailleurs, Donald ne se montre pas très pédagogue, ni très patient. Malgré tout, il donne aux enfants leurs premiers frissons liés à l’aventures et leur en donne le goût. Malgré tout, leur rapport demeure assez conflictuel.
À partir de 1940, les rapports se calment. Les enfants jouent, sans chercher à nuire aux autres. Ils sont plus calmes dans leurs jeux. Certes, ils essaient encore souvent de sécher les cours, mais le résultat n’est jamais satisfaisant pour eux.
En 1947, Barks crée Balthazar Picsou. (La première rencontre physique entre Picsou et les neveux est dessinée par Don Rosa). Très vite, Picsou va devenir le moteur de nouvelles aventures, et les enfants vont se montrer particulièrement vifs et intelligents, pour résoudre des problèmes et des situations compliquées. Très vite aussi, ils se révèlent plus avisés et plus malins que leurs oncles. (Noël sur le mont Ours, Le Secret du vieux château, etc).
Riri, Fifi et Loulou détestent particulièrement l'école. Ils préfèrent s'amuser, comme le démontra de nombreuses fois Barks.
En 1951, dans Castors Juniors à la rescousse !, Carl Barks invente le groupe paramilitaire des Castors Juniors, auquel participent Riri, Fifi et Loulou. Ils ne sont alors que colonels, mais obtiendront au fil des histoires de nouveaux titres et de nouvelles médailles, jusqu’à devenir, dans une aventure de Don Rosa, généraux à cent étoiles, ce qui serait le grade le plus élevé chez les castors (il est sous-entendu qu’il y a encore des grades supérieurs, peut-être pour les castors seniors). Chez Barks, ils atteindront 90 étoiles dans Digne d'un don, et gagnent au fil des histoires un nombre incalculable de médailles. Les Castors Juniors auront une influence décisive sur l’avenir des enfants. Grâce aux vertus véhiculées par le groupe, comme la préservation du savoir et de la nature, ils vont se responsabiliser, devenir plus sérieux, studieux et disciplinés. Ils deviennent matures, parfois même bien plus que leurs oncles Donald et Picsou. Enfin, leur guide du Castor Junior, source de savoir inépuisable, va petit à petit se révéler indispensable aux chasses aux trésors de Picsou et Donald. (Castor médiocre, Embouteillés !, Le pont de la rivière Couac, etc).
En 1953, Picsou mettra Gontran, Donald et les trois enfants à l’épreuve, pour savoir qui héritera de sa fortune dans L'arc-en-ciel aux trésors ! (Some Heir Over the Rainbow en VO). Picsou confie à chacun 1000 dollars. Donald les utilise pour payer les traites de sa nouvelle voiture ; Gontran les enterre comptant sur sa chance pour ne pas en avoir besoin ; Riri, Fifi et Loulou les confient à un chercheur de trésors. Alors que Picsou s'apprête à désigner Gontran, qu'il a jugé le plus prudent même s'il estime que « la vie est injuste », les trois canetons font fortune grâce à la découverte du trésor et Picsou en fait ses héritiers.
Riri, Fifi et Loulou apparaissent dans toutes les histoires de Don Rosa. Celui-ci a prétendu en lisant les histoires de Barks que les enfants. La plupart des histoires de Don Rosa se passent après 1950, dans l’univers des canards, c’est-à-dire, après l’entrée des enfants chez les castors juniors, où ils sont devenus responsables et inventifs. Don Rosa a d’ailleurs montré comment Riri, Fifi et Loulou, alors qu’ils étaient encore des farceurs un peu cruels, ont pu rentrer dans l’organisation des Castors Juniors (C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A.). Donald, toujours aussi agressif et peu patient, entend parler par hasard du jamboree des Castors Juniors, une sorte de convention mondiale des castors juniors. On leur refuse d’abord l’accès à la troupe n°1 des castors de Donaldville, car il s’agit de la troupe fondatrice des castors juniors et que leurs critères sont plus sélectifs que les autres troupes. Mais lors que le G.R.A.N.D.M.O.N.G.H.O.L. (sûrement le plus haut gradé de tous les castors) apprend qu’ils sont les descendants directs de Clinton Écoutum, le fondateur des Castors Juniors, il leurs laisse une chance : ils entreront dans la troupe n°1 s’il retrouve les restes de Fort Donaldville, le premier quartier général des castors juniors, appartenant depuis plus de 50 ans à Balthazar Picsou. À l’issu de ce test, Riri Fifi et Loulou deviennent colonel.
En 1947 dans l’univers des canards, Don Rosa met en scène leur première rencontre physique avec Balthazar Picsou, dans Le Canard le plus riche du monde. Quoiqu’il ne soient pas encore affiliés aux castors juniors à cette époque, les neveux vont monter spontanément pour cet oncle beaucoup de tendresse, lors que celui-ci évoque le fait que sa famille semble s’être évaporée. Comme Picsou l’avouera plus tard (Dans Une lettre de la maison), c’est la jeunesse de ses neveux, leur soif d’aventure de connaissance et de plaisir, qui a ravivé sa combativité. Au cours de cette première rencontre, les enfants, par des insinuations subtiles, vont le pousser à reprendre sa vie en main. En l’accompagnant par la suite dans ses chasses aux trésors, ils se révèlent vite indispensables, grâce à leur débrouillardise et leur manuel des Castors Juniors, dont les informations sont souvent nécessaires à la progression du groupe.
Certains épisodes, cependant, ramènent le lecteur à la période qui précède leur entrée chez les castors, comme Galère buissonnière, où ils tentent de ne pas aller à l’école. Mais comme dans les histoires de Barks, ils découvrent qu’il est encore plus difficile et fatigant de faire l’école buissonnière que d’aller à l’école. Par ailleurs, Don Rosa s’est amusé à se demander ce que seraient devenus les gens qui l’entourent, Si Donald n'existait pas.... Dans le cas de Riri, Fifi et Loulou, ils auraient été confiés au cousin Gontran. Contrairement au rôle bénéfique que Donald a pu avoir sur eux, Gontran les aurait laissés devant la télé, et ils seraient devenus obèses, fascinés par la violence et par la chance du cousin Gontran. Ils pensent devenir chanceux, célébrités télévisées ou même rock stars, plus tard. L’histoire montre donc que leur avenir aurait été particulièrement compromis sans Donald.
Leur apparence, quel que soit l’auteur est constante. Comme tout caneton anthropomorphe, ils arrivent à mi-hauteur d’un canard anthropomorphe de taille adulte. Ils ne portent généralement qu’un pull noir et une casquette, alternant noir et bleu ou noir et rouge ou noir et vert. Parfois, il arrive qu’ils portent tous des casquettes de couleur identique. Riri Fifi et Loulou en Castors Juniors.
Quand ils sont en service pour les Castors Juniors, ils portent des toques en ratons-laveurs, comme les premiers défenseurs de Fort Donaldville. Dans les bandes dessinées, contrairement aux dessins-animés, aucune couleur ne leur est systématiquement attribuée. Comme ils sont en tout points identiques par l’apparence, mais aussi par le caractère, Don Rosa a expliqué comment Donald parvenait à les différencier, dans Un œil pour le détail. Il y est révélé que la rétine de Donald est extrêmement sensible et peut inconsciemment remarquer les plus minuscules détails lui permettant de différencier ses neveux : Riri a une petite tâche dans l’œil, un épi de plus à la queue, et un cil de plus à l’œil gauche ; Fifi a un pli de plus au pouce, et une teinte spéciale de blanc ; Loulou a un grain de beauté au coude et une piqûre de moustique derrière l’oreille.
D’abord dépeints comme de petites pestes, les neveux de Donald vont évoluer grâce à grand-mère Donald et à l’influence bénéfique des Castors Juniors. Riri, Fifi et Loulou vont adopter avec le temps une attitude de plus en plus sérieuse, responsable et disciplinée. Très matures et très braves pour leurs âges, ils vont devenir non seulement des élèves excellents, mais aussi une aide précieuse pour leurs oncles Picsou et Donald, au caractère beaucoup moins raisonnables et parfois, un peu froussards. De plus, leur savoir, tiré en partie de leur manuel, se révèle un précieux atout pour la recherche de trésor.
Leurs apparence et caractère varient parfois un peu, en fonction de la série ou du long métrage. En règle générale, ils sont assez similaires aux caractéristiques des bandes dessinées.
Dans la plupart de leurs films, ils sont représentés comme les enfants insolents et turbulents qu’ils étaient à leur début. Un peu dans le même esprit que les bandes dessinées, les films ne s’attachent pas vraiment à leur attribué à chacun une couleur. Celle-ci change au fil des moyens et courts-métrages produit par Disney. Tantôt, ils sont tous habillés en rouge, tantôt dans des combinaisons rouge-vert-orange ou rouge-vert-jaune ou rouge orange-jaune.
Dans La Bande à Picsou, c’est leur débrouillardise, leur ingéniosité qui est mise en avant. Ils ne sont pas des Riri, Fifi, Loulou, Picsou et Zaza, dans le film, tiré de La Bande à Picsou, La Bande à Picsou, le film : Le Trésor de la lampe perdue.
petites pestes, mais davantage des mini-héros. Toujours aussi indifférenciables physiquement, ils le sont aussi par la voix, qui est assurée par Martine Reigner. Une couleur systématique leur est attribuée. Huey est le caneton rouge, Dewey est le caneton bleu, alors que Louie est le caneton vert. Etrangement, la version française n’a pas conservé cet ordre, lors de la traduction, faisant de Riri le caneton bleu, et de Fifi le caneton rouge, alors que Loulou reste le caneton vert. Cela s’explique peut-être par le fait que dans un épisode, le caneton bleu est mis en avant : regrettant de trop ressembler à ses frères, il tente de devenir différent d’eux, pour qu’on arrête de les confondre. Cet épisode permet aux autres de mettre en relief le fait que dans la série, les bonnes idées viennent généralement de lui. Le caneton bleu est présenté comme le leader du groupe, ce qui a sans doute poussé les traducteurs à l’appeler Riri.
Dans Couacs en vrac, les garçons sont devenus des adolescents, et chacun s’est construit une identité indépendante de celle des autres. De (De gauche à droite) Riri, Loulou et Fifi dans la série, Couacs en vrac.
ce fait, si certains épisodes les prennent tous conjointement comme héros, d’autres épisodes en revanche mettent un des trois canards particulièrement en avant. Cela permet de mieux les cerner. Riri (en rouge) est le leader, se montrant très attiré par l’argent, le pouvoir et les filles. Fifi (en bleu) est l’intellectuel, souvent en recherche d’indépendance et de tranquillité (un caractère déjà ébauché dans La Bande à Picsou, comme signalé plus haut). Loulou (en vert) est le plus sportif et le plus rêveur du groupe, qui a tendance à suivre ses deux frères. Afin de trancher encore plus avec les autres versions et pour marquer davantage l’individualisation, leur voix est cette fois assurée par trois acteurs différents : Charles Pestel pour Riri, Alexis Thomassian pour Fifi et Donald Reignoux pour Loulou.
Cependant, l’état d’adolescent n’est qu’un état passager. Riri, Fifi et Loulou retournent vite à l’état d’enfant, dans les autres séries et dessins-animé dans lesquels ils apparaissent.
Ils apparaissent pour la première fois le 17 octobre 1937, sous la plume de Al Taliaferro, dans ses strips hebdomadaires. A cette époque, les neveux de Mickey, Jojo et Bichou existaient déjà et tenaient le rôle des petites pestes, rois des bêtises, dont les facéties attiraient immanquablement des ennuis au pauvre onc’Donald. Mais Donald, un canard, ne peut passer pour l’oncle biologique de deux petites souris. Aussi, en 1937, Jojo et Bichou sont éclipsés par les véritables neveux de Donald : Riri, Fifi et Loulou. On remarquera que la personne qui envoie les neveux de Donald vivre chez lui, a changé avec le temps. Certaines versions prétendent qu’il s’agit de Clarabelle Cow, d’autres font de Della la cousine, et non la sœur de Donald.
Selon Al Taliaferro, leur créateur, les noms des enfants (Huey, Dewey et Louie) lui seraient venus de deux hommes politiques et d’un animateur américain des années 1930 :
Huey Pierce Long (1893-1935), gouverneur puis sénateur de Louisiane
Thomas Edmund Dewey (1902-1971), gouverneur de l’état de New York
Louie Schmitt (1908-1933), animateur qui participa au film Blanche-Neige et les sept nains et à Bambi.
Ces trois noms ont été choisis, car ils renvoyaient chacun à une façon différente d’écrire le son «ou-i » (car on prononce hou-i, dou-i, lou-i).
Notons que dans le dessin animé Pile ou farces (Donald’s Happy Birthday, 1949), le prénom du troisième neveu est orthographié Luey, au lieu de Louie.
Un quatrième « neveu » (du nom de « Phooey », interjection anglaise, utilisée assez souvent par Donald, qui montre la désapprobation) est apparu de façon sporadique dans certaines bandes dessinées mais son existence n'a jamais été réellement expliquée. On s'accorde généralement à dire qu'il s'agit d'une erreur des dessinateurs, qui dessinent quatre canetons dans une case, au lieu de trois.
Dans une des histoires, on entend Riri, Fifi et Loulou dire qu'ils sont amoureux des nièces de Daisy, ce qui tranche avec leurs réactions habituelles (mêlant dégoût, écœurement et défiance) quand on parle de relation amicale ou amoureuse avec la gent féminine.
Les noms Riri, Fifi et Loulou sont des surnoms donnés aux neveux. Leurs véritables noms sont rarement cités, surtout dans d'anciennes histoires en version française, des années 1950 (dans Le Journal de Mickey et Belles Histoires Walt Disney ou dans des grands livres cartonnés). Ces noms sont Oscar, Nestor et Désiré.
En Belgique, dans les Mickey Magazine, les noms des triplés étaient Jojo, Loulou et Victor.
Dans l'histoire de Don Rosa Si Donald n'existait pas..., on découvre que si Donald n'était jamais né, ses trois neveux auraient vécu chez Gontran Bonheur, seraient devenus obèses et n'auraient pas rejoins les Castors Juniors (tant leur tuteur ne s'occuperait pas d'eux).
De même que pour leurs cousines Lili, Lulu et Zizi, leurs prénoms sont souvent la répétition des mêmes sons, avec juste un changement de consonnes ou de voyelles :
Allemand : Tick, Trick und Track
Anglais : Huey, Dewey and Louie
Arabe : سوسو, توتو، لولو (Sousou, Touto, Loulou)
Danois : Rip, Rap og Rup
Espagnol : Juanito, Jorgito y Jaimito (Espagne); Hugo, Paco y Luis (Amérique latine)
Espéranto : Hui, Dui kaj Lui
Estonien : Hups, Tups ja Lups
Finnois : Tupu, Hupu ja Lupu
Français : Riri, Fifi et Loulou
Français de Belgique (plus en usage) : Jojo, Loulou et Victor
Grec : Χιούι, Ντιούι και Λιούι (Khioúi, Dioúi ke Lioúi)
Hongrois : Tiki, Niki és Viki
Indonésien : Kwak, Kwik dan Kwek
Islandais : Ripp, Rapp og Rupp
Italien : Qui, Quo e Qua
Japonais : ヒューイ・デューイ・ルーイ (Hūi・Dūi・Rūi)
Néerlandais : Kwik, Kwek en Kwak
Norvégien : Ole, Dole og Doffen
Polonais : Hyzio, Dyzio i Zyzio
Portugais : Huguinho, Zezinho e Luisinho
Russe : Билли, Вилли и Дилли (Billi, Villi i Dilli)