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Le manuel des Castors Juniors (Junior Woodchucks Guidebook en version originale) est un guide pratique qui donne aux seuls membres des Castors Juniors l'essentiel des connaissances dans presque toutes les disciplines, pratiques ou savantes.

HistoriqueModifier

Le mythique carnet regroupe toutes les connaissances de la tout aussi mythique bibliothèque d'Alexandrie, augmentées des notes de Marco Polo, Colomb et tant d'autres savants... Il a été écrit par Fenton Penworthy et redécouvert par Cornélius Écoutum, fondateur de la cité de Donaldville, qui l'a ensuite transmis à son fils Clinton (père d'Elvire Écoutum, dite Grand-mère Donald). On notera toutefois que, bien longtemps avant la trouvaille d'Écoutum, un manuel semblable destiné aux jeunes écuyers médiévaux a existé. La première édition du Manuel semble avoir été publiée en 1860 [1].

Selon d'autres sources, le manuel est l'œuvre d'un « érudit absolu » qui a des livres sur tout sur tout mais qui vit de nos jours. Il est possible que cet érudit absolu ne soit que celui qui « met à jour » sur les bases d'informations modernes le manuel, en se basant sur les versions antérieures [2]. Selon encore une autre version, Clinton Écoutum aurait pris le surnom de Paul Cast, personnage qui aurait écrit le manuel [3].

ÉpaisseurModifier

Riri, Fifi et Loulou Duck lisant le manuel des Castors Juniors

Riri, Fifi et Loulou Duck lisant le manuel (dessinés par Carl Barks).

La question de savoir comment autant d'informations peuvent tenir dans un livre de poche a été posée de nombreuses fois. Il est possible que le manuel soit imprimé sur du papier-bible extrêmement fin mais résistant, permettant de compiler des milliers de pages dans un petit volume. Une autre possibilité serait que le manuel soit rédigé intégralement en fonction d'un système d'abréviation qui réduirait les articles à quelques lignes seulement [4]. Dans tous les cas, il s'agit bien évidemment d'un ressort comique pour celui qui le découvre pour la première fois.

ContenuModifier

Voici une liste non exhaustive d'informations contenues dans le manuel:

  • La face Sud du mont Caprice est la plus sûre et la plus facile à escalader [5].
  • Une section Balistique y existe. Elle indique au moins que pour dégager un gros tronc d'arbre couché au sol, il faut une vélocité d'au moins 50 km/s avec un point de contact de vingt degrés maximum [6]. Il y a également un chapitre Soins dentaires, serrurerie et animaux bizrres[7].
  • Selon la légende, les Windigos agissaient la nuit, quand les trappeurs dressaient leur camp. Ils encerclaient les camps en restant hors d'atteinte de la lumière des feux. Les chasseurs ne réussissaient jamais à les toucher dans la nuit. Les Windigos les appelaient avec des voix familières, les attiraient et jamais on ne les revoyait [8].
  • Au chapitre Animaux Mythologique, on trouve plusieurs descriptions et images: Gulon, Mi'raj, Reptile du désert de l'ancienne Lybie, Cartoblepas d'Éthiopie, Péryton du Détroit de Gibraltar, Shadhavhar, Éale, Barometz, Griffon, Chimère et Manticore [9].
  • La page 15 [10] contient une recette de crêpes (incluant quatorze mesures de farines). En tournant la page, on arrive sur la recette des roues de canon de secours des armées napoléoniennes (incluant seize mesures de farine, du gypse concentré ou encore de la gélatine de sabot d'élan). Le manuel contient également une recette pour dissoudre les recettes [11].
  • Le manuel indique comment fabriquer une petite fusée; mais en fabriquer une plus grosse avec ces instructions permet même d'aller sur la Lune avec le chargement équivalent à celui d'un gros magasin[12].
  • Le chapitre huit contient des instructions détaillées sur les danses magiques (faire pleuvoir, déclencher une pluie dense, etc) [13], parmi lesquelles : la danse n°6 est le boogie-woogie du tonnerre et permet d'avoir deux centimètres de pluie en dix minutes de danse et la danse n°10 est le « démolisseur de montagnes ».
  • Le cri du caméléon fait bâiller les crocodiles. Il s'obtient sur des appeaux en réglant les aigus sur do et les basses sur sol en si bémol [14].
  • Le cri du chacal est à mi-chemin entre un coucou de coyote et un youhou de loup [14].
  • Le Zigomatum Rictus aime nager sous l'eau et apprécie particulièrement le son du cor [15].
  • Pizarro et ses conquistadors envahirent l'empire Inca en 1532, à la fin d'une guerre civile. Il fit emprisonner le nouvel empereur Atahualpa et exigea l'or des Incas comme rançon. Cependant, la majeure partie de l'or était aux mains des partisans de l'ancien empereur, Huascar, qui refusa de payer. La légende dit qu'ils cachèrent l'or dans un temple secret, placé sous la protection de Manco Cápac [16].
  • Un camouflage à base de terre y est décrit [17].
  • Le manuel contient une page d'équations différentielles en variables problématiques à ratio décroissant [18].
  • Il contient également une transcription de l'alphabet en morse [19].
  • Le manuel indique qu'Oslo n'a pas été fondée avant au moins 1040. En l'an 1000, c'est Olaf Tryggvason qui régnait sur la Norvège, et sa capitale était Trondheim. Durant son règne, les danois luttaient contre lui pour s'emparer du pouvoir dans ladite Norvège, leur roi étant Sweyn Barbe-Fourchue. En 1468, le roi Christian Ier, à la tête du Danemark et de la Norvège, a remis la dot de sa fille Margaret au port de Copenhague, alors qu'elle s'apprêtait à épouser le roi Jacques III d'Écosse [20].
  • Lorsqu'une chaudière fuit de plus en plus sur le navire sur lequel on se trouve, le manuel indique Sautez par-dessus bord et fuyez ! [21].
  • Le manuel indique comment renflouer un navire artisanalement ; en tous cas cela fonctionne avec beaucoup de vieilles chambres à air et quelques kilomètres de fil de fer [21].
  • Le vieux prospecteur surnommé "Le Hollandais" était en réalité un allemand du nom de Jacob Walz[22].
  • La section symboles secrets indique au moins que le serpent enroulé est un symbole de direction et chaque ligne représente une mesure espagnole appelée vara, entre autres symboles de distance et de direction. Il y a un symbole pour les tunnels et la tortue signale parfois un danger. Il y a également le symbole d'une caverne dans une paroi rocheuse [23].
  • Eusebio Francesco Chino était un jésuite italien ayant exploré la région autour d'Apache Junction vers 1690. Il a établi des missions chez les indiens Pimas et les a aidé à se protéger des conquistadors [23].
  • Les indiens Pimas habitent près de la mine du hollandais, dans la réserve de la rivière Gila [23].
  • Selon le manuel des Castors Juniors, le faido d'eau adore la couleur rouge et mange exclusivement des truffes de mer, aliment presque aussi rare que le faido d'eau lui-même [24].
  • Les Samouraïs Jumeaux sont nés chez une sculptrice au milieu du 13e siècle. Pendant leur enfance, ils se disputaient l'affection de leur mère qui passait son temps dans son atelier d'artiste, où elle créait des sculptures de guerriers samouraïs, tandis que son mari était à la guerre. Quand elle comprit que son mari ne reviendrait jamais, la mère perdit son amour pour la sculpture et vendit toutes ses œuvres pour presque rien. Quand des envahisseurs ravagèrent la région, les samouraïs jumeaux s'accusèrent l'un l'autre de ne pas avoir su défendre la propriété familiale. Alors commença une lutte fratricide qui devait durer jusqu'à la fin des temps. Après des décennies de lutte, quand il devint trop vieux et trop faible pour combattre, Roninth retira son casque et sa haine se dissipa. D'après la légende, quiconque osera porter ce casque ressuscitera la haine et sera obligé de combattre son frère - le vaincu étant condamné à être changé en statue de pierre et à souffrir en silence à jamais [25].
  • Le Manuel dit qu'il y a toujours des éléphants dans les ports indiens ; ils servent à porter des charges [26].
  • En 1579, Francis Drake a contourné la pointe de l'Amérique du Sud et a remonté la côte Ouest, en laissant une plaque de cuivre dans un port oublié depuis longtemps pour prouver ses droits. Il aurait remonté la rivière Tulebug avec son vaisseau amiral, "La Biche d'Or", à la recherche d'un lieu fortifiable pour un avant-poste britannique[27].
  • Médée, après s'être fâchée avec Jason, a regagné la Colchide en emportant la Toison d'or. Elle l'a suspendue dans la salle des échos, puis des créatures ressemblant aux oiseaux sont venues vivre là-bas et le Dragon insomniaque a monté la garde[28]. On sait d'ailleurs peu de choses sur ces oiseaux en question, excepté qu'ils ont des têtes de femmes. En revanche, le manuel contient d'autres informations sur la Colchide.
  • Des voyageurs ayant navigué près des côtes de l'antique Colchide prétendent que d'étranges oiseaux, appelés parfois "Harpies", y vivent encore. De sauvages gloussements ont été entendus les nuits sans lune, dans la vallée des brouillards. Et les habitants ont trouvé des empreintes géantes d'oiseau dans leurs enclos à moutons[29].
  • Pour ouvrir les mâchoires d'un dragon, il faut enfoncer, selon sa taille, quatre à dix livres de poivre dans les narines de celui-ci. La bête ouvrira alors la bouche pour éternuer[30]. Pour endormir un dragon insomniaque, il faut lui couvrir les yeux avec de la laine.
  • L'arbalète est considérée comme un dérivé de l'arc, il est donc légal d'en utiliser une en compétition de tir à l'arc[31].

En coulissesModifier

Le manuel des Castors Juniors a été créé en 1954 par Carl Barks, dans l'histoire Les Mystères de l'Atlantide sous le nom de « livre du savoir ». C'est dans l'histoire Des capsules pour Tralla La que ce « livre du savoir » change de nom. Il devient le « manuel des Castors Juniors » (Juniors Woodchuks Guidebook en version originale).

Le manuel des Castors Juniors en FranceModifier

En France, le premier manuel des Castors sort officiellement en 1970. Il sera réédité en 1975, augmenté de quelques pages sur l'observation des animaux. Il sera suivi par onze autres manuels thématiques, ainsi qu'un manuel géant de 640 pages, incluant un fermoir, une clé et une boussole. Ensuite, le journal Castors Juniors Magazine paraît de 1978 à 1980, soit pendant trente-trois numéros.

De plus, depuis 2001, Picsou Magazine publie plusieurs suppléments se présentant comme de petits livrets à couverture glacés, au format assez semblable au Dico de Donaldville, et titrés Le Manuel des Castors Juniors suivi de l'année de sa parution.

Le manuel des Castors Juniors dans le mondeModifier

Le manuel des Castors Juniors a été publié en Italie, et il ressemblait comme deux goutes d'eau au premier manuel français. Son titre était Manuale Delle Giovani Marmotte.

Galerie des couvertures des manuels des Castors Juniors françaisModifier

Voilà certaines couvertures des manuels des Castors Juniors français.

Liste chronologique de parution des manuels des Castors JuniorsModifier

  • 1970 - Manuel des Castors Juniors Tome un
  • 1972 - Bonnes recettes de Grand-mère Donald
  • 1974 - Magirama des Castors Juniors
  • 1975 - Manuel de Géo Trouvetou
  • 1975 - Manuel des Castors Juniors Tome un (réédition de 1970 augmentée d'un supplément Ouvrez l'œil)
  • 1975 - Manuel des Castors Juniors Tome deux
  • 1976 - Manuel Géant des Castors Juniors
  • 1976 - Les Castors Juniors toujours prêts (livre-disque)
  • 1976 - Les Castors Juniors détectives (livre-disque)
  • 1977 - Premier Manuel des Castors Juniors (réédition du Manuel des Castors Juniors Tome 1)
  • 1977 - Manuel des Castors Juniors Tome trois (spécial nature)
  • 1978 - Manuel des Castors Juniors Tome quatre
  • 1978 - Deux cents recettes de Grand-mère Donald (réédition de Bonnes recettes de Grand-mère Donald)
  • 1979 - Manuel des Castors Juniors Tome cinq
  • 1980 - Manuel des Castors Juniors Tome six (spécial sport)
  • 1981 - Manuel des Castors Juniors Tome sept
  • 1981 - Manuel des Castors Juniors Tome huit (spécial nature)
  • 1983 - Manuel des Castors Juniors Tome neuf
  • 1985 - Manuel de Picsou
  • 1995 - Manuel de Géo Trouvetou — Sciences et inventions
  • 1996 - Manuel des Castors Juniors — En route pour le plein air
  • 1997 - Manuel des Castors Juniors deux — Le guide à malices
  • 1998 - Manuel des Castors Juniors trois — Le guide de la nature
  • 1999 - Manuel des Castors Juniors quatre — Le guide de la magie
  • 2000 - Manuel des Castors Juniors cinq — Tout sur le ciel
  • 2001 - Manuel des Castors Juniors six — L'alimentation
  • 2001 - Manuel des Castors Juniors 2001 (supplément du Picsou Magazine n°349)
  • 2007 - Manuel des Castors Juniors — La nature
  • 2011 - Manuel des Castors Juniors 2011 (supplément du Picsou Magazine n°469)
  • 2015 - Manuel des Castors Juniors (contenu repris du manuel n°1 de 1970 ; supplément du Picsou Magazine n°510)

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Technique Castor Junior de Tony Strobl, juillet 1970.
  2. Cf. Un manuel d'origine ! de Ruud Straatman et Mau Heymans, avril 1992.
  3. Cf. Picsou perd... mais gagne 30 ans ! de Carl Fallberg, 1974.
  4. Quoique dans C.E.S.T.D.U.C.H.A.R.A.B.I.A. de Don Rosa, les enfants turbulents se retrouvent confrontés à une version réduite du manuel, déjà pleine d'informations par rapport à sa taille et sans avoir appris le moindre système d'abréviation. De plus, Donald, chat sœur deux trop fée comporte dans une de ses cases une vue directe des pages du manuel, contenant des illustrations.
  5. Cf. Le mont sans nom de William Van Horn, octobre 2005.
  6. Cf. Le train de Noël de Knut Nærum, Tormod Løkling et Arild Midthun, novembre 2011.
  7. Cf. À la recherche de la Toison d'or de Carl Barks
  8. Cf. La Guerre des Windigos de Don Rosa, octobre 1991.
  9. Cf. Donald, chat sœur deux trop fée de Don Rosa, juillet 1987.
  10. Curieusement dessinée après le milieu du livre.
  11. Cf. Le Jour où la montagne s'ébranla de Carl Barks et Daan Jippes, juillet 1992.
  12. Cf. La folle ruée vers l'or lunaire de Carl Barks, mai 1964.
  13. Cf. Ouragan sur l'école de Carl Baks et Daan Jippes, mars 1992.
  14. 14,0 et 14,1 Cf. Safari siffleur ! de Carl Barks, janvier 1966.
  15. Cf. Le papillon qui venait du froid de Patrice Valli, Pierre Nicolas et Claude Marin, janvier 1982.
  16. Cf. Le Fils du Soleil de Don Rosa, avril 1987.
  17. Cf. Ça devait arriver ! de Paul Halas, Francisco Rodriguez Peinado et Enriqueta Perea, 2007.
  18. Cf. Le roi du bétail ! de Carl Barks, 1967.
  19. Cf. Les sortilèges de Circé de Dave Rawson et Romano Scarpa, 2008.
  20. Cf. La machine à voler dans le temps de Tormod Løkling et Arild Midthun, 2016.
  21. 21,0 et 21,1 Cf. La grande course à vapeur ! de Carl Barks.
  22. Cf. Le Protecteur de Pizen Bluff de Don Rosa.
  23. 23,0, 23,1 et 23,2 Cf. Le Secret du Hollandais de Don Rosa.
  24. Cf. La chasse au faido d'eau de William Van Horn
  25. Cf. Bats-toi !!! de Joe Caramagna et Gianfranco Florio
  26. Cf. Le tigre du Bengale ! de Jan Gulbransson
  27. Cf. Sa Majesté Balthazar Ier de Keno Don Rosa
  28. Cf. À la recherche de la Toison d'or de Carl Barks
  29. Cf. À la recherche de la Toison d'or de Carl Barks
  30. Cf. À la recherche de la Toison d'or de Carl Barks
  31. Cf. Le Champion Écossais de Bob Grégory, Tony Strobl et John Liggera.