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Les canards ne portent pas de plumard

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Les canards ne portent pas de plumard est une histoire en bande dessinée de dix planches scénarisée et dessinée par William Van Horn, publiée pour la première fois le 7 mai 2001 en Suède. Elle met en scène Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou, Gontran Bonheur[1], Balthazar Picsou[1] ainsi que Miss Tick. Elle se déroule à Donaldville.

SynopsisModifier

Un soir, Riri, Fifi et Loulou Duck viennent trouver leur oncle Donald dans son bureau pour lui proposer un travail : la maison en face de chez eux leur fait peur : les gens bizarres qui y entrent ne sont jamais les mêmes que ceux qui en sortent. Ils demandent à leur oncle d'aller faire une petite enquête. Donald se moque de ses neveux mais s'engage à faire un rapport de la situation dès le lendemain. Il sort bientôt, comme attiré par l'étrange maison.

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Il fait nuit noire. Donald Duck, coiffé d’un chapeau est installé dans son bureau lorsque la porte s’ouvre. Ses neveux, Riri, Fifi et Loulou Duck, viennent prendre de ses nouvelles, notamment s’il a résolu récemment des énigmes. Donald répond que non, personne ne l’appelle sur son téléphone. Ses neveux lui déclarent qu’ils ont peut-être trouvé un boulot pour lui. Donald ne peut s’empêcher d’ironiser, en demandant si quelqu’un leur avait volé leurs bonbons. Mais ses neveux, sérieux, avouent que la maison d’en face a quelque chose d’inquiétant. Selon eux, des gens bizarres vont et viennent et ceux qui entrent ne sont jamais les mêmes que ceux qui sortent. Les neveux ajoutent qu’il y a d’étranges éclairs de lumière à l’intérieur. Ils demandent à Donald d’y jeter un coup d’œil car il risque de tomber sur un gros coup. L’argument décisif qu’ils mettent en avant est celui sur la carrière de Donald qui risque de décoller. Donald réfléchit et demande à voir la couleur des billets de ses neveux. Ceux-ci lui répondent qu’il devrait agir pour la gloire. Mais la pensée de Donald est tout autre : avec trois dollars, il pourrait s’offrir un café ! Ses neveux lui font remarquer qu’il n’en boit pas. Donald rétorque qu’il le sait, mais qu’il ne peut pas dire « jus de prune ». Donald met fin à la discussion en disant aux enfants d’aller voir ailleurs, mais il compte bien faire un rapport pour le lendemain.

Après s’être pris les pieds sur des bouteilles placées devant son palier, Donald approche de la vieille maison obscure et sinistre. Donald regrette de ne pas avoir apporté son fidèle pétard, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il n’en a jamais eu. Au moment où Donald inspecte l’intérieur de la maison par une des fenêtres, un éclair de lumière se déclenche et Donald ne voit plus rien. Il se plaque contre le mur, et lorsque sa vue redevient normale, il tombe nez à nez avec un personnage peu fréquentable, qui lui demande qui il est et ce qu’il vient fouiner par ici. Donald cherche une réplique cinglante, mais ne parvient qu’à bégayer des absurdités. Le malfaiteur informe Donald qu’il devrait changer de scénariste. Soulevant Donald, il l’emmène voir son patron, qui lui saura assurément le faire parler convenablement. Ils entrent dans la maison obscure, sans allumer la lumière, ce que s’empresse de faire remarquer Donald, mais son kidnappeur lui assure que ça gâcherait l’ambiance. Dans une pièce secrète, Donald a la stupeur de découvrir que le fameux patron n’est autre que son cousin Gontran Bonheur. Gontran déclare, non sans ironie, qu’avec un chapeau pareil, le scénariste doit être à la hauteur. Il reproche à Donald de mettre son nez dans les affaires des autres. Donald s’offusque alors en disant qu’il a un bec et non un nez. Gontran demande à Donald s’il aime les fruits de mer, et Donald réplique que le discours de son cousin n’est pas non très folichon. En fait, ce que Gontran insinuait c’était que Donald allait faire connaissance avec les poissons du port. Sur ce, l’homme de main de Gontran, prénommé Lamass, assomme Donald avec une matraque.

Donald se réveille bientôt alors qu’il s’apprête à être balancé à l’eau par Lamass depuis un ponton. Il demande à son cousin d’arrêter, mais celui-ci lui répond d’un ton cinglant « Je ne suis pas ton cousin, minable ! », en enlevant son masque : la surprise de Donald est encore plus forte que la précédente car il découvre le visage de son oncle Picsou ! Il n’a pas le temps de se remettre de sa surprise qu’il est lancé dans l’eau. Il remonte bientôt à la surface, à la vitesse d’un marsouin, selon ses propres termes. Cherchant son chapeau, il parvient à nager jusqu’à la grève où il tombe bec à bec avec ses neveux qui viennent de retrouver son chapeau. Donald leur raconte tous les derniers évènements et ses neveux n’en reviennent pas de la culpabilité de leur oncle Picsou. Pour eux ça ne sent pas bon. Donald fait remarquer qu’il le sait, et que c’est lui qui ne sent pas bon. Ses neveux l’arrêtent en disant qu’ils pensaient à leur oncle Picsou, qui n’aurait jamais balancé Donald à la mer, même pas pour une fortune.

Une heure plus tard, la famille Duck se retrouve devant la maison obscure qui a disparu ! Ils sont alors apostrophés par une voix bien connue, celle de Miss Tick. Donald lui demande naïvement si c’est elle la responsable, et Miss Tick lui fait bien remarquer que son dialogue ne s’améliore pas. Donald répond vertement que ça fait dramatique, au moins ! Miss Tick déclare que son plan va connaître son dénouement : elle va s’emparer du sou fétiche de Picsou ainsi que de ses milliards. Elle se transforme alors en trieuse de pièces géantes. Donald a l'intuition que si Miss Tick réussit son plan, l’économie de la planète s’écroulera, tandis que des volcans entreront en éruption et que des braves gens seront enfouis sous la lave ! Mais, Donald est vite tiré de sa réflexion par le fait que Miss Tick, toujours transformée en trieuse de pièces, tente de les écraser. Donald et ses neveux s'enfuient. Donald déclare bientôt que le pire cauchemar de leur oncle Picsou se réalise. Un de ses neveux lui répond qu’il y a un problème plus grave. Donald, étonné, lui demande lequel. Le neveu répond « Tout cela n’a aucun sens ! ». S’en suit un brusque retour à la réalité pour Donald : il est chez lui en train de composer un roman sur sa machine à écrire et ses neveux viennent de lire les premières pages de sa production. Le neveu continue en disant que si Donald veut écrire un polar, il faut qu’il trouve une intrigue en béton. Et Donald de conclure, las, « Je sais, les enfants ! Ce n’est pas faute d’avoir essayé… mais je n’ai pas été fichu d’en trouver une seule ! »

En coulissesModifier

Une histoire qui sort de l'ordinaireModifier

A propos de son histoire, William Van Horn a déclaré : « C'est l'histoire la plus inhabituelle que j'ai jamais réalisée. Une parodie des détective de romans noirs. J'ai juste commencé à écrire, à improviser, sans savoir ce qui allait en sortir. C'était si inopinément drôle que j'ai commencé à réaliser après avoir fini cinq pages que je ferais mieux de réfléchir à une intrigue et à une fin. Malheureusement, je n'arrivais à penser à rien du tout ! Enfin, je décidai que tout était juste une histoire que Donald avait écrite. Et qu'il ne pouvait pas penser à une intrigue non plus. Ainsi j'ai juste déplacé mon propre petit problème sur Donald et du coup tout se mit en place. »[2]

En fait, le Donald détective de l'histoire est une parodie de Philip Marlowe, le héros des romans policiers noirs de l'écrivain américain Raymond Chandler (1888 – 1959). On peut ajouter que Donald arbore tout au long de l'histoire le fameux chapeau de Marlowe. Quant au titre original de l'histoire, The Hard-Boiled Duck, c'est un jeu de mots puisqu'il pourrait se traduire par Le canard de roman noir mais aussi par Le canard dur à cuire.

Outre le côté enquête policière du roman noir, on retrouve le style artistique de l'absurde pour une des premières fois dans l'univers de Donald Duck, un style qui tient à cœur à William Van Horn.

Idée réutiliséeModifier

Ce n’est pas la première fois que Donald veut écrire un livre. Déjà, dans une autre histoire de William Van Horn, Authentique écrivain, Donald tente l’expérience sans y parvenir. Il subsiste néanmoins une différence fondamentale entre ces deux histoires : dans Authentique écrivain, Donald cherche l’inspiration dans la nature pour écrire un livre sur un fait naturel ou un être vivant (il veut tout d’abord écrire sur les champignons babyloniens de Donaldville). Son rêve est de rédiger une sorte d’encyclopédie. Dans Les canards ne portent pas de plumard, Donald cherche à écrire un roman, mettant en scène ses amis et ennemis (la sorcière Miss Tick), ainsi que des personnages de sa famille (ses neveux, son oncle Picsou et son cousin Gontran). Mais dans les deux histoires, Donald échoue, soit parce qu’il n’a pas trouvé l’inspiration dans la nature, soit parce qu’il ne trouve pas une « trame en béton ».

Parutions françaisesModifier

Cette histoire est parue deux fois en France : dans Le Journal de Mickey no2606 du 29 mai 2002 et dans le Picsou Magazine no453 du 7 octobre 2009.

Notes et référencesModifier

  1. 1,0 et 1,1 Il semble que ce soit plutôt un déguisement utilisé par Miss Tick.
  2. Traduction réalisée à partir de la version originale disponible sur le site Barksbase.
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Concurrence spatiale
Concurrence spatiale.jpg
Histoire courte de William Van Horn
1ère parution : Mai 2001
Les coulisses de l'exploit
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