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La Guerre des Windigos est une histoire en bande dessinée de vingt-sept planches scénarisée et dessinée par Don Rosa, publiée pour la première fois le 31 octobre 1991 en Allemagne. Elle met en scène Balthazar Picsou avec ses neveux Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou Duck, ainsi que les Castors Juniors, Courtebois et le peuple des Windigos (fantôme en Indien). Elle se déroule au Canada, au lac Supérieur.

SynopsisModifier

Picsou emmène Donald et ses neveux visiter sa papeterie canadienne qui pollue un peu trop aux yeux des enfants, mais ils apprennent que de mystérieux lutins, les Windigos, terrifient les employés de l'usine. Mais Picsou va vite se rallier aux windigos.

Résumé completModifier

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Attention. Le texte qui suit dévoile certains moments-clés de l’intrigue du récit.

Picsou amène Donald et ses neveux, vêtus en Castors Juniors, visiter sa papeterie[1] canadienne. Donald lui fait alors remarquer que, malgré la réserve naturelle qui existe grâce à lui, des souches d'arbres coupés dans de la terre battue s'étendent à perte de vue. Picsou rappelle que le manuel des Castors est fait de papier et que les hautes cheminées chassent les fumées toxiques loin d'ici, et Donald ironise en argumentant que le bois ne pousse pas sur les arbres. Picsou les invite alors à profiter du silence ; à cet instant retentissent deux coups de feu.

Deux employés, non loin d'ici, ont tenté de tuer des Windigos, qu'ils ont aperçu entre deux arbres. Selon eux, ils hantent le pays depuis des siècles, et terrorisent en tous cas l'équipe. Surtout lorsqu'ils entendent un cri d'horreur de Riri... simplement attrapé par Courtebois, le directeur de l'usine. Ce dernier licencie alors les deux employés, exaspéré de les entendre parler des Windigos. Courtebois, lui, dénonce Riri à Picsou en indiquant qu'il s'agit d'un de ces boy-scouts qui terrorisent la région ; Picsou lui fait savoir que c'est son neveu et le somme de s'expliquer. Courtebois explique alors que depuis des années, ils envoient des lettres l'accusant de détruire son précieux bois. Argument facile aux yeux des neveux, il explique qu'il faut bien que tout le monde vive, et avant d'avoir pu préciser que Picsou ne l'augmente jamais, ce dernier le coupe pour lui demander quelles mesures il compte prendre contre les windigos. Ses gardes ont peur et aucun n'accepte de suivre les traces dans les bois. Picsou lui demande alors cinq sacs de couchage et un des neveux compte prouver que les Castors n'ont rien à voir dans cette histoire.

Le lendemain, la chasse commence. Même les Castors ne trouvent pas la moindre trace, et tous ont le sentiment d'être épié. Soudain, des empreintes de petits mocassin sont trouvées dans l'herbe ; alors qu'ils les suivent au centre d'un champ, quatre arbres, taillés par des castors, s'abattent au même instant et s'entremêlent, sauvant les héros de sérieuses blessures. Picsou est sceptique quant à la capacité de simples animaux à provoquer volontairement un tel événement, et Donald se fait bombarder d'œufs à cet instant. Picsou décide alors de lever le camp afin qu'il puisse se laver, mais crie vers les bois qu'ils reviendront, et que « Balthazar Picsou ne se laissera pas chasser de ses terres ». Des yeux dans l'obscurité d'un buisson indiquent la présence d'au moins quatre personnages, et l'un d'entre eux précise que ce nom lui rappelle des périodes de grands ennuis et ordonne de prévenir le Grand Chef.

Le soir, Picsou attrape son fusil pour prendre le premier tour de garde et les neveux décident de chercher des informations sur les windigos dans le manuel. Celui-ci indique qu'ils agissent la nuit, lorsque les trappeur dressent leur camp, en l'encerclant tout en restant hors de la lumière des feux. Ils imitent ensuite des voix familières afin de les attirer et jamais on ne revoit leurs victimes. C'est alors que Picsou jette son fusil et cours à la poursuite de voix dans les bois. Les quatre héros le poursuivent alors, puis l'entendent crier au secours: dans un élan d'empathie, Donald est plus brave que jamais.

La poursuite dure jusqu'au petit matin, où ils aperçoivent les indiens emporter leur oncle sur des canoës. Ils se rendent alors compte qu'il s'agit de Peeweegahs, tous très petits, portant la même plume sur leur bandeau et de même morphologies.

Les héros annoncent à Courtebois la capture de Picsou par les Peeweegahs et l'accusent de polluer la région. Celui-ci préconise d'aller d'abord sauver leur oncle et affrète son hélicoptère. Il les emmène alors dans une clairière et indique qu'il les attend pendant qu'ils continuent à pied afin de ne pas effrayer les indiens... Cependant, une fois la troupe hors de vue, il repart, convaincu qu'ils ne retrouveront jamais la civilisation à pied, surtout pourchassés par une féroce tribu! Il se voit déjà raser la réserve naturelle toute entière afin de faire une gigantesque prairie.

Observant le camp Peeweegah et surtout leur oncle attaché à un poteau, les héros se retrouvent poussés dans celui-ci par des élans. Ils sont alors mis en joue par plusieurs d'entre eux tenant des lances. Le chef, arborant bijous et de très nombreuses plumes, annonce leur jugement pour destruction de la nature par empoisonnement. Picsou rétorque que son usine est à cent kilomètres et qu'elle ne peut donc pas être responsable. Les neveux prennent alors la défense des indiens, rappelant que les solvants servant à la fabrication du papier sont rejetés dans la rivière qui acidifie toute la région. Picsou promet alors la fermeture de l'usine, mais le chef n'a plus confiance : il pourrait en construire de nouvelles afin de polluer encore plus. Afin de prouver sa bonne foi, Donald devra défendre son honneur en tuant un monstre sur la trace de l'eau empoisonnée... il est gigantesque et ses mâchoires avalent la montagne.

Donald, en arrivant, se rend compte qu'il s'agit simplement d'une pelleteuse-bulldozer géante des mines Picsou. Il entreprend, en tant que neveu du patron, de leur indiquer qu'il ordonne d'interrompre le travail. Cependant, grimé en Peeweegah pour l'épreuve, il se retrouve enseveli sous un morceau de forêt entier lâché par les ouvriers eux-même, qui comptent sur une récompense pour sa capture. Il arrive cependant au niveau de leur cabine de contrôle, mais ces derniers en sont d'autant plus effrayés et actionnent le sifflet de l'engin pour le projeter au sol. Prêt à être avalé par la pelle de plusieurs dizaines de mètres d'envergure, Donald tente de s'enfuir ; c'est alors qu'il joue d'un gigantesque coup de chance en assistant à l'effondrement de la mine directement sur la machine, qui se retrouve hors service. Les indiens l'amènent alors grâce à deux aigles directement à l'usine où, rhabillé, il peut annoncer à Courtebois l'ordre de son oncle de stopper le fonctionnement de l'usine. Ce dernier y voit une occasion de faire assassiner Picsou par les indiens et prétend qu'il ne crois pas en l'authenticité de la lettre. Il décide d'augmenter la production pour chasser les indiens et compte en être félicité par Picsou.

Les indiens annoncent alors à leur chef la décision de Courtebois. Contrairement à ses précédents dires, il a également fait attacher les neveux à un poteau. Picsou lui demande sa libération afin de l'arrêter, mais le chef refuse de le croire: il fait alors appel à l'essentiel de la faune de la forêt afin d'attaquer l'usine.

Le chef détache alors Picsou tandis que les neveux sont libérés par deux autres indiens. L'un d'eux s'étonne alors du manque de pacifisme, en principe inhérent, de leur peuple : le chef n'attaque jamais personne, et a simplement expliqué aux animaux pourquoi les pluies et les lacs sont acides.

Donald, lui, tente de convaincre Courtebois de se méfier des animaux. Il indique que les indiens parlent aux animaux et, jouant d'ironie, celui-ci ouvre la fenêtre sur laquelle un écureuil tape en répondant qu'il leur parle aussi: il fait alors mine de l'attirer en lui promettant un bonnet de fourrure. Une vague d'écureuils l'écrase alors pour se jeter dans la salle de contrôle. Courtebois ordonne de les arrêter, mais des abeilles l'occupent et piquent quiconque s'y trouve. À cet instant précis, l'air devient irrespirable: Courtebois ordonne alors le branchement de l'air conditionné, mais ses entrées sont bloqués par une grande quantité de putois. Décidé à tenir bon, Courtebois ordonne par interphone de continuer la production... mais le bois a été ravagé par des piverts et se retrouve inutilisable. Une fumée épaisse emplit alors le bureau, des chauves-souris bouchant totalement les cheminées. Avant d'avoir pu donner un autre ordre, l'eau monte dans son bureau: des grenouilles bouchent les tuyaux d'évacuation.

Courtebois prend alors des mesures radicales: envoyer de la dioxine pure dans les cheminées et de l'acide dans les tuyaux afin de les purger de tout organisme s'y trouvant. Alors qu'il se voit regagner du terrain, les chaudières se sont arrêtées, et des millions d'oiseaux se sont posées entre deux poteaux électriques, les faisant d'écrouler. Courtebois compte appeler l'armée, mais le téléphone ne fonctionne plus et tous ses employés s'enfuient.

La rivière est à sec. Les castors ont bâti un immense barrage afin de l'empêcher de polluer. Picsou, content de voir son usine encore debout, se rend compte que s'il craque, l'assurance ne marchera jamais. Donald, au milieu des animaux et face à Courtebois, le sait vaincu, mais ce dernier joue sa dernière carte : il est équipé d'un lance-flammes et ouvre le feu sur le troupeau qui fuit en désordre. Les indiens refusent de laisser Picsou s'approcher pour lui donner un ordre, tandis que le feu dévore la forêt à toute vitesse. Le chef va alors détruire le barrage pour éteindre l'incendie, en sachant que cela brisera le vœu sacré des Peeweegahs et mettra fin à leur existence; contre toute attente, Picsou le retient et détruit lui-même le barrage. Honorifiquement, il hurle à Courtebois qu'il est renvoyé.

L'incendie est éteint, l'usine n'existe plus, mais les produits chimiques ont pollué la région pour des décennies. Picsou indique alors qu'à la sortie de prison de Courtebois, il y aura une nouvelle forêt. Il peste contre cette perte dûe à mère nature, et le chef lui rappelle que c'est elle qui a rempli ses terres d'or, de diamants et de pétrole. Les Peeweegahs disparaissent alors, les héros parlent écologie et Picsou se retrouve avec une couronne de fleurs sur la tête, lâchée par des oiseaux en remplacement du haut-de-forme qu'il a jeté dans son acte héroïque.

En coulissesModifier

Références à Carl BarksModifier

Les Windigos et leur forêt avaient été créés par Carl Barks dans son histoire, Au pays des indiens pygmées.

CensureModifier

Cette histoire a été, dans un premier temps, censurée aux États-Unis car les indiens étaient représentés comme parfaitement identiques. Cette polémique a aussi remis en question la possibilité que l'originale de Barks soit un jour rééditée.

Publications françaisesModifier

Cette histoire a été publiée six fois en France, dans :

Notes et référencesModifier

  1. Selon un des trois enfants, bien qu'il s'agisse en réalité d'une usine de papier.
Précédée par La Guerre des Windigos Suivie par
L'Île du bout du temps

Uncle Scrooge nº276.jpg
Histoire longue de Don Rosa

1re parution : octobre 1991
Super Donald contre Super Duflair

Donald Duck Adventures nº34.jpg

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