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Histoire de Donald Duck

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Cette page contient toute l'histoire de Donald Duck de sa première apparition, en passant par ses heures de gloire en bande dessinée et au cinéma, jusqu'aux auteurs modernes du XXIe siècle.

1931 — 1932 : Élaboration du personnageModifier

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Un canard sur la couverture de The Adventures of Mickey Mouse (Les Aventures de Mickey Mouse) dessiné par Wilfred Haughton. Il s'agit d'un proto-Donald Duck.

En 1931, dans un petit livre nommé Les Aventures de Mickey Mouse, Donald « le canard » est cité parmi les autres compagnons de Mickey Mouse. Mais il n'est alors pas encore visible. Une année plus tard, en 1932, il est enfin dessiné, mais n'a encore rien à voir avec le futur Donald Duck de 1934[1].

1934 : Création et premières apparitionsModifier

L'histoire de Donald Duck commença avec l'arrivée de Clarence Nash dans les studios Disney. À cette époque, il tenait un petit « stand » tiré par des chevaux et se promenait dans les villes. Lorsqu'il s'arrêtait, il vendait du lait aux enfants de passage et imitait des sons d'animaux en guise de spectacle. C'est comme cela qu'il se fit connaître et Walt Disney, le patron des studios du même nom, l'engagea pour une audition. Il faut dire qu'à ce moment, Walt cherchait à créer un personnage qui graviterait autour de sa souris vedette, Mickey Mouse. Après avoir entendu Clarence Nash imiter un chevreau à la radio dans Marie a un petit agneau, Walt avait trouvé la voix pour son « canard parlant ». En décembre 1933, Nash signa un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer. Une longue carrière de plus de cinquante ans commençait.

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Donald Duck avec Mère Poule en 1934.

Le 9 juin 1934, les spectateurs découvrirent un nouveau cartoon : Une petite poule avisée. Dans cette « Silly Simphony », ils ne tardèrent pas à découvrir un nouveau personnage, Donald Duck, qui faisait sa première apparition sur écran dans le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule cherchait à mettre sur le chemin du travail. Dès cette première aventure, il était habillé en costume de marin, car, pour Disney, le canard rappelle l'eau, donc la marine. Cent vingt-sept autres épisodes suivirent jusqu'en 1961.

1935 : L'arrivée dans la bande dessinéeModifier

Donald a fait ses débuts en bandes dessinées dès 1934 dans la version papier de la « Silly Symphony » Une petite poule avisée. Cet épisode, dessiné par Ted Osborne et Al Taliaferro, a été publié dans les bandes dessinées dominicales entre le 16 septembre et le 16 décembre 1934.

Mais c'est en 1935 qu'est véritablement né le personnage de Donald Duck, avec un livre qui lui est directement dédié: une bande dessinée de quatorze pages publiée par Whitman Publishing Company. Peu après, Al Taliaferro dessina des comics strips de Donald dans les journaux. Dès le 10 février 1935, Ted Osborne et Floyd Gottfredson, intègrèrent Donald aux histoires dominicales de Mickey, sous forme de petits gags qui tiennent en trois ou quatre cases se suivant sur de longues périodes. Donald apparut ensuite à partir du 4 mars 1953 dans l'histoire quotidienne Mickey journaliste.

Ce n'est qu'à la fin des années 1930, que les auteurs-dessinateurs américains et italiens de Disney se lancèrent dans des histoires longues de Donald Duck.

1936 : Le début de la gloireModifier

L'année 1936 marqua le début de la carrière solo de Donald Duck.

Côté bande dessinée, Donald domina la production des strips des Silly Symphonies entre le 30 août 1936 et le 12 décembre 1937. Durant cette période, les histoires étaient écrites par Ted Osborne et dessinées par Al Taliaferro, mais des études de leurs travaux montrent que Taliaferro participait aussi aux scénarios. Son importance était telle qu'il fut alors envisagé de faire de Donald un personnage indépendant des Silly Symphonies.

Cette dissociation intervint toutefois d'abord dans l'animation. Le 12 septembre 1936, dans le court métrage Donald et Pluto de la série Mickey Mouse, Donald obtint un premier rôle aux côtés du chien de Mickey, la souris n'apparaissant pas. Ce film marqua le début de la carrière solo de Donald, qui débuta réellement quelques mois plus tard, début 1937.

1937 — 1941 : Les séries Donald Duck et la familleModifier

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Donald dans un gag d'Al Taliaferro.

L'année 1937 fut un grand tournant dans l'histoire de Donald, comme le fut aussi plus tard l'année 1947, de nombreuses nouveautés intervenant autour du canard colérique. Tout d'abord Donald obtint sa propre série de dessins animés, suivie peu après par ses propres bandes dessinées. Cette période vit aussi sa vie changée avec l'apparition d'une famille et de nouveaux traits de caractères.

La série animée Donald DuckModifier

En 1937, Donald débuta sa propre série de courts métrages avec Don Donald, sorti le 9 janvier, avec au scénario Carl Barks et Jack Hannah.

Dans ce film, le spectateur découvrit le personnage objet de tous les amours de Donald. La cane ne s'appellait pas encore Daisy, mais Donna. Cette période était très chargée pour l'« acteur Donald » qui, en plus de sa propre série, était présent dans plusieurs films de la série des Mickey Mouse au sein du trio Mickey-Donald-Dingo, entamait la série Dingo et Donald, et se voyait attribuer une fiancée caractérielle ainsi qu'une grande famille.
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Donna Duck, la première cane à laquelle Donald s'intéresse.

De plus cette même année, le film Inventions modernes se fit remarquer en ce que Donald y était le seul héros. À la fin du court métrage Donald était « emprisonné » dans un fauteuil de barbier mécanique, gag inventé par Carl Barks. Nash associa le succès hilarant du film à une anecdote : « Au Canada, un homme riait tellement qu'il aurait perdu son dentier dans le cinéma, derrière lui ».

En parallèle les productions de Disney changèrent aussi. On peut noter l'arrêt des Silly Symphonies, le ralentissement dans la production des Mickey Mouse par manque de possibilités scénaristiques, mais aussi un redéploiement, voulu par Walt, des animateurs en équipes séparées spécialisées sur des personnages. Cette répartition, en plus d'être financièrement plus économique, permit aussi d'obtenir une meilleure qualité graphique pour chaque personnage. Donald fut ainsi confié à Jack Hannah et Jack King, Pluto à Norman Ferguson et Charles August Nichols, Mickey à Bill Roberts et Riley Thomson, tandis que Jack Kinney prit en charge Dingo.

Le duo Barks-Hannah réalisa les scénarii de 27 dessins animés entre 1937 et 1947 (l'âge d'or de Donald), dont la plupart sous la direction de Jack King.

À cette époque, Donald est parvenu à une apparence « moderne », principalement plus ronde, comme Mickey Mouse avait pu le faire dans les années 1930 sous l'impulsion de David Hand et aussi à partir de 1939 avec celle de Franklin Thomas et Ollie Johnston.

Donald dans ses propres bandes dessinéesModifier

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Donald avec ses neveux dans les strips d'Al Taliaferro.

Dès le 7 février 1937, Donald apparaissait dans son propre strip au sein d'un journal quotidien. Ces histoires étaient dessinées par Al Taliaferro, d'après un scénario de Bob Karp.

Le 15 mai 1937, Donald intervint pour la première fois dans une histoire spécialement taillée pour un journal à séries. L'histoire fut publiée par l'entreprise anglaise Fleetway et s'intitulait « Donald et Donna ».

Dans leurs histoires, le duo Osborne-Taliaferro transforma Donald de campagnard en citadin. Les deux auteurs insérèrent même les premiers membres de la famille des canards : ses neveux Riri, Fifi et Loulou Duck, qui débutèrent le 17 octobre 1937. C'étaient des triplés, fils de Della, la sœur de Donald. Ils furent envoyés à Donald pour qu'il s'occupe d'eux pendant le séjour à l'hôpital du père des triplés, qui devait se remette de leurs dernières frasques. Donald devint alors pour eux une sorte de père adoptif.

Fin 1937, Disney octroya les droits de production de série à la maison italienne Mondadori. La série de Federico Pedrocchi s'intitulant Paolino Paperino e il Mistero di Marte fut alors publiée entre le 30 décembre 1937 et le 28 avril 1938. Dans cette histoire, Donald et son compère d'Une petite poule avisée Peter Pig se rendirent sur Mars. L'histoire fut publiée à un rythme hebdomadaire sur une période de 18 mois. Ceci constitue la première série de longue durée avec Donald et, à la différence des comic-strips de Taliaferro, la première série d'aventures avec Donald. Quand Il Misterio di Marte s'arrêta, une nouvelle série fut lancée. Il s'agissait de Paolino Paperino inviato speciale, qui dura alors 30 semaines. Cette histoire d'espionnage, inédite en France, a depuis été rééditée en suédois en 1988, dans Ma vie comme canard (Mitt liv som anka), sous le titre Donald dans l'incendie (Kalle Anka i elden).

Les débuts de Donald aux États-Unis dans les séries journalistiques ont, quant à eux, attendu encore quelques années.

Les canards, une grande familleModifier

À l'instar de Mickey avec Minnie, Donald est doté d'une « fiancée ». Mais contrairement à Mickey qui a toujours connu Minnie, la première fiancée de Donald ne sera pas la bonne. Une cane nommée Donna Duck apparaît en janvier 1937 dans Don Donald. Ce fait en partie anodin marque le début d'une importante histoire familiale parfois inextricable. La fiancée de Donald, Donna Duck sera « définitivement (re)baptisée » Daisy Duck en 1940 dans L'Entreprenant M. Duck (Mr. Duck Steps Out). Mais ce n'est apparemment pas la fin de Donna. En effet, en 1953, Carl Barks mentionne une sœur de Daisy en la dotant de trois filles, Lili, Lulu et Zizi. Cette sœur pourrait, selon Don Rosa, être la fameuse Donna.

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La soeur de Donald.

En bande dessinée, Donald se voit confier trois neveux fin 1937, Riri, Fifi et Loulou, fils de sa sœur Della Duck, mariée selon Don Rosa au frère de Daisy. Dès le 15 avril 1938, ces « chenapans » apparaissent dans le court métrage Les Neveux de Donald. Daisy et les trois neveux commencent alors à prendre une part plus importante dans la vie de Donald.

En 1939, Donald est confronté aux peurs des superstitions dans Donald le chanceux. Il est ensuite gratifié d'un cousin un jars nommé Gus Glouton dans le court métrage au nom très explicite Le Cousin de Donald.

En 1940, Al Taliaferro représente dans un strip hebdomadaire sur une photo, la grand-mère de Donald, simplement surnommée Grand-mère Donald, officiellement nommée Elvire Duck. Elle deviendra un personnage à part entière en 1943 et sera rejointe dans sa ferme par Gus Glouton, son petit-neveu.

John Grant présente Donald cuistot (1941) comme un chef d'œuvre de Jack King, alors au sommet de sa gloire, en raison de sa simplicité et de son côté très hilarant.

1942 — 1945 : Donald, personnalité militaireModifier

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Donald dessiné par Jack Hannah et Carl Barks dans l'histoire Donald et l'or du pirate, en 1942.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le public cherchait des personnages plus volontaires, plus forts, parfois brutaux. Tandis que des personnages comme Minnie participent à l'effort de guerre depuis le « pays », Walt Disney n'accepte pas de transformer Mickey en un personnage de propagande, et de l'envoyer au front. Mais ce ne sera pas le cas de Donald, tout au contraire. Ce n'est pas par hasard si la popularité de personnages comme Bugs Bunny ou Donald monta en flèche. Le canard après avoir lutté contre de nombreux animaux et végétaux, semble prêt pour d'autres combats.

Pendant cette période, la carrière de Donald se sépare en deux axes, les courts métrages de propagande dans lesquels il est souvent un soldat et de l'autre dans deux longs métrages de type compilations, il est un « ambassadeur » un américain moyen visitant les pays d'Amérique du Sud.

Longs-métrages : Voyages en Amérique du SudModifier

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Affiche du film Les Trois Caballeros.

Donald est présent dans deux des quatre séquences du film Saludos Amigos (1942). Ce film est un voyage touristique en Amérique du Sud avec des scènes de vie, de l'art et de la musique de cette région mais il représente aussi une caricature du touriste américain. La présence du personnage de Donald est justifiée par son caractère international, du moins par le fait que même dans sa langue natale, le canard est presque incompréhensible. À cause de cela, les animateurs ont développé pour Donald un langage corporel qui a permis de résoudre le problème de la traduction et de son coût, pour la sortie du film en Amérique du Sud. D'autres personnages ont été évoqués comme Simplet, le nain muet de Blanche-Neige, mais la teneur des émotions de Donald est plus facilement perceptible. A contrario Donald devient l'ambassadeur, le meilleur vendeur de la voie américaine, le « propagandeur no1 » de la société américaine.

Dans Les Trois Caballeros (1945), Donald sert de fil conducteur au film. John Grant considère que le film permet à Donald Duck d'offrir un tremplin aux deux autres héros, certains critiques résumant ce constat au seul José Carioca. Jerry Beck justifie la présence de Donald dans ces deux films latino-américains par son premier amour Donna Duck une cane mexicaine apparue en 1937 dans Don Donald. Grant note que dans ce film Donald est semblable à lui-même mais il tombe amoureux de trois sud-américaines, amour qui est loin d'être platonique. Donald joue ici le rôle d'un militaire américain moyen qui profite d'être loin de son pays pour, comme l'indique Panchito, être un « little wolf's in duck's clothings » (petit loup dans des habites de canards). Il est aussi un prétendant potentiel pour des demoiselles réelles et d'après le Times, un « alarmant cas incongru de vêtements dénudés. » Sébastien Roffat indiquent que de nombreuses critiquent ont condamné le film pour son mauvais goût et ont été choqués par la répétition de l'expression de l'attirance sexuelle de Donald pour les jolies filles sud-américaines. Sean Griffin entame son analyse par un rappel que la réaction critique à l'encontre du film exprime l'inconfort de voir Donald dans une « transe » sexuelle courant de filles brésiliennes en filles mexicaines. Le Saturday Review se demande pourquoi Walt Disney et son équipe ont envoyer leurs trois caballeros pour un voyage sur un sarapi magique à travers des plages pleines de beautés en maillot de bain. Steven Watts désapprouve les scènes où Donald en canard dévergondé convoite des jeunes femmes aux galbes généreux en chair et en os, ce film est un Disney et cela en a perturbé plus d'un. Le Philadelphia Record note que « la pensée sexuelle est agréable mais définitivement freudienne... notre vieil ami Donald devient un malard très dévergondé ainsi qu'un coureur de jupon à la Harpo Marx. » Un journaliste du The New Yorker voit dans la scène avec Donald et une jeune fille sur une allée plantée de hauts cactus une image phallique et suggère de demander son avis à la commission Hays. Grant commente ces propos en déclarant simplement que l'intrusion d'une telle promiscuité dans la vie de Donald n'est pas un succès.

La production d'autres courts-métrages de ce genre a été entamée pour d'éventuelles compilations mais abandonnée. Ainsi un court-métrage prévu pour juin 1944 avec Donald lépidoptèriste, intitulé La Loca Mariposa semble anticipé la scène des insectes du miroir du film Alice au pays des merveilles (1951).

Ce film verra cependant l'apparition du célèbre trio, et de sa non-moins célèbre chanson, repris par la suite par Don Rosa, dans Le Retour des Trois Caballeros ainsi qu'en conclusion de l'aventure Les Sept fantastiques Caballeros (moins quatre).

Courts-métrages : Donald, héros de guerreModifier

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Donald dans Les Trois Caballeros.

Avant 1941, Donald apparaît dans environ 50 films mais après cette date et jusqu'en 1965, c'est plus d'une centaine de films qui comprennent le personnage. Tandis que la production des Mickey Mouse est stoppée de 1942 à 1947, celle de la série Donald Duck se fait à un rythme de 7 à 10 films par an jusqu'en 1955. En 1949, la popularité de Donald dépasse même celle de Mickey, il est la vedette Disney des temps de guerre.

Certains dessins animés de Donald servent à la propagande de guerre : Donald devient ainsi soldat et vit l'enrôlement, les combats dans la jungle. Sa première confrontation à la guerre se fait dans Donald bénévole (The Volunteer Worker, septembre 1940) dans lequel il est l'un des bénévoles donnant à une œuvre caritative pour le soutien aux soldats.

Dans The New Spirit (1942), Donald est sollicité pour payer ses impôts. Le film montre les conséquences de ne payer à temps les taxes et a été réalisé dans un laps de temps très court par Dick Huemer et Joe Grant au début de l'année 1942, le scénario aurait été écrit en deux jours. Le film à peine achevé, les deux animateurs se sont envolés pour Washington accompagnés de Walt et Roy Disney pour le présenter au Département du Trésor des États-Unis. Lorsque le secrétaire au trésor Henry Morgenthau montra son désaccord sur la mise au second plan du personnage du fonctionnaire des impôts, Walt Disney répondit que l'usage de Donald Duck équivalait à Clarke CGable pour le studio MGM. Pour Grant, l'effet du film sur la population américaine n'a jamais été calculé, «spécialement sur les payeurs récalcitrants mais il est connu que le film a eu un rôle très significatif ». Les séquences avec Donald ont été dirigée par Wilfred Jackson et celle militaire par Ben Sharpsteen. Les studios Disney ont eu du mal à se faire payer par l'état américain, commanditaire du film, les 80 000 dollars de frais de production.

Le 1er mai 1942 dans Donald à l'armée (Donald Gets Drafted), Donald reçoit son avis d'incorporation et se voit engagé sous les drapeaux, rattaché au sergent Pat Hibulaire. C'est grâce à cet avis que l'on apprend le second prénom de Donald, Fauntleroy. Le film Donald's Decision (1942) voulait faire acheter des bons canadiens mais il montre clairement que les studios Disney réutilisaient des séquences pour réduire les coûts. Le film reprend en grande partie des séquences de L'Ange gardien de Donald (1938) dont les deux consciences de Donald.

Fin 1942, Carl Barks décide de démissionner des studios Disney pour travailler directement avec l'éditeur des histoires de Donald, Western Publishing.

Dans Der Fuehrer's Face (1943) dirigé par Jack Kinney, il rêve qu'il est un travailleur dans une fabrique de munitions au pays des « Nutzi ». Le Nutziland est une parodie de l'Allemagne nazie, le terme de Nutzi étant un jeu de mot entre « Nut », fou, et « Nazi ». Ce film se termine par l'apparition en ombre de la Statue de la Liberté. Der Fuehrer's Face remporte l'Oscar du meilleur court-métrage animé la même année et est sans conteste la plus grande contribution de Donald à l'effort de guerre. La chanson jouée au début du film composée par Oliver Wallace, jouée au début du film par le groupe nazi devint très populaire et avait même été diffusée à la radio avant la sortie du film. La chanson est vendue par le label Southern Music Publishing à 200 000 dès novembre 1942 et lorsque l'animateur newyorkais Martin Block annonce début octobre 1942 offrir le disque pour toute souscription à bonds de guerre de 30 USD, le soir même 10 000 souscriptions ont été enregistrés.

Dans The Spirit of '43, Donald est tiraillé entre deux facettes de sa personnalité : le zazou qui le pousse à dépenser son argent en futilités et l'économe, représenté par un écossais préfigurant Balthazar Picsou, qui l'incite à payer ses impôts afin de soutenir l'effort de guerre.

Le dernier film lié à une carrière militaire pour Donald est Commando Duck (1944).

Liste des films militaires de Donald DuckModifier

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Donald dans Der Fuehrer's Face (1943).

1947 — 1949 : La période d'après-guerreModifier

Après la Seconde guerre mondiale l'univers de Donald ne cesse de s'étendre. Les publications à l'international font grandir le nombre d'histoires et celui des personnages.

En 1947 dans Donald chez les écureuils, Jack Hannah confronte Donald avec les écureuils Tic et Tac qui avaient déjà ennuyé Pluto en 1943 dans Pluto soldat. Dans Le Dilemme de Donald, Jack King « parodie la psychanalyse » et « donne aussi à Daisy la possibilité de jouer les vedettes ». Pour Grant, cette période est marquée de la patte de Jack King qui « associe une progression quasi-logique des événements à une certaine irréalité, permet à de nombreux courts métrages de plaire au public ». King prouve que parfois dans l'animation, «en fonction du contexte, la plus mauvaise blague peut être la plus drôle ».

Un autre fait important de l’année 1947 est la création par Carl Barks de l'oncle Picsou qui amène ensuite la création d'un énorme arbre généalogique, d'une ribambelle de personnages. On peut aussi noter en 1948 la création de Gontran Bonheur.

En 1948, le groupe danois Egmont (à l'époque « Gutenberghus ») publie en Suède Anka & C:o. Ces magazines sont étendus rapidement à toute la Scandinavie, tandis que d'autres hebdomadaires du nom de Donald Duck apparaissent en Finlande ou aux Pays-Bas.

Les années 1950 : Fin de carrière cinématographiqueModifier

Les années 1950 marquent la fin de la série de courts métrages de Donald Duck.

En 1953 dans le film Les Cacahuètes de Donald, Donald trouve un de ses rares alliés dans la guerre qui l'oppose à Tic et Tac en Dolorès un éléphant de zoo, où Donald travaille comme gardien.

En 1953 Romano Scarpa débute à Mondadori, c'est la personne qui se révèle la plus influente des séries Disney. Sa version de Donald a ses racines chez Barks, mais son action sur cinq décennies voit aussi la création de personnages bien à lui. Ses personnage les plus connus sont Gédéon Picsou, le frère journaliste de Picsou, et Brigitte McBridge, une cane éperdument amoureuse de Picsou. Barks a lui-même contribué à la création de Brigitte, et exprima son intérêt positif à son sujet.

La vie de Donald se poursuit alors surtout avec la bande dessinée, avant la création de séries télévisées et des jeux vidéo dans les décennies suivantes.
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Ici est représenté tout le mauvais caractère de Donald.

Toutefois en 1959, Donald apparaît dans son premier moyen-métrage, Donald au pays des mathémagiques. Donald tient dans ce film un rôle qui sera dévolu à partir de 1969, à un nouveau membre de sa famille, un oncle (très) éloigné, le professeur Donald Dingue. Ce moyen-métrage, qui est la première tentative télévisuelle de Donald, est d'ailleurs distribué à la TV avec un court-métrage qui marque la première apparition de Donald Dingue, hélas encore non-traduit, Ludwig Von Drake's adventure in color. Des scènes avec de vrais acteurs, présentées par Walt Disney lui-même, relient les deux films.

Les années 1960 : Explosion des bandes dessinées européennesModifier

En 1961, le dernier court métrage d'animation avec Donald Duck, The Litterbug sort au cinéma.

Côté bande dessinée, les années 1960 sont marquées par une augmentation du nombre de créateurs de séries. C'est surtout au sein de la maison d'édition danoise Egmont et des séries italiennes que Donald évolue.

La maison d'édition Egmont (dont le siège est à Copenhague) commence à exploiter la licence des séries Disney dès 1948 mais c'est à partir des années 1960, suite à l'achat de l'éditeur Aschehoug, spécialisé dans les livres que les publications se font plus nombreuses. Durant les années 1970, les séries d'Egmont représentent l'écrasante majorité des productions de l'univers des canards de Disney. Le Donald présenté dans ces séries peut se caractériser ainsi : Donald habite avec ses neveux au 111, rue des pommes du paradis à Donaldville. Il a pour voiture le modèle 1934 de marque la Scrutto, avec une plaque d'immatriculation portant le numéro 313. Il travaille irrégulièrement dans une fabrique de margarine à Donaldville. Picsou oblige souvent Donald à travailler pour lui, ou bien à le suivre pour les chasses au trésor. Lorsqu'il travaille pour son oncle, c'est pour un salaire de misère de trente centimes de l'heure. Il réalise pour lui des tâches sans intérêt comme par exemple nettoyer les milliards de pièces contenues dans son coffre-fort. Malheureusement pour lui, l'argent qu'il voit ne sort jamais d'où il est. Lors des chasses au trésor, les gaffes de Donald sont même au contraire un motif pour Picsou d'allonger les dettes de Donald. D'un autre côté, l'Italie n'est pas en reste.

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Fantomiald.

Avec le concours du scénariste Guido Martina et du dessinateur Giovan Battista Carpi, la personnalité de Donald se trouve modifiée surtout lorsqu'en 1969 ils créent Fantomiald (Paperinik), l'alter-ego de Donald, un super-héros masqué. Ceci donna à Donald une nouvelle dimension, maintenant il peut :

  • Tenter de faire quelque chose contre le comportement de Picsou qui utilise à son avantage les difficultés financières de ses neveux ;
  • Utiliser l'aspect super-héros pour raviver l'amour de Daisy ;
  • Contrer Gontran et tous les autres personnages qui le voyaient comme un perdant notoire. Mais tout ceci reste compliqué, car son identité doit rester secrète.

Plusieurs auteurs ont ensuite critiqué cette nouvelle facette de Donald, car l'intrusion du super-héros a considérablement modifié la personnalité de Donald.

Les années 1970 : Un personnage toujours contemporainModifier

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Le Donald de Giorgio Cavazzano.

Les années 1970 voient l'essor du Donald moderne, avec par exemple le Donald au look « techno » adopté par Giorgio Cavazzano et qui a été repris par de nombreux auteurs. On peut aussi noter l'apparition de Pulcinella, l'amoureuse de Donald qui est l'une des créations les plus célèbres de la production Disney italienne. Par ailleurs, dans les pays scandinaves, on commence à prendre la mesure de Barks (fanzines) et ses histoires sont rééditées en grand nombre, tandis que Daan Jippes et Freddy Milton s'en emparent pour dessiner des histoires sur ce modèle. Au Danemark, c'est le Chilien Vicar qui est l'un des plus grands maîtres de Donald, et des auteurs anglais (comme Paul Halas) qui reviennent aux « fondamentaux » de Barks.

En 1970, la république de Saint-Marin émets une série timbres en l'honneur de Donald. D'autres pays le feront plus tard comme le Bhoutan en 1984 puis les Maldives et Grenade.

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Couverture de l'album Mickey Mouse Disco.

En 1979 Disneyland Records édite Mickey Mouse Disco, un album de musique comprenant des versions disco des classiques musicaux de Disney, et dont la promotion est assurée par une compilation de courts-métrages d'animation, sorti le 25 juin 1980.

Les années 1980 : Renouveau pour les cinquante ansModifier

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Le Donald Duck de Daniel Branca.

Dans les années 1980, Vicar et l'Argentin Daniel Branca, au trait énergique, produisent toujours sur le modèle de Barks, des histoires de Donald comptées parmi les meilleures, qui mettent l'accent sur la vie de tous les jours du canard, tandis que les auteurs italiens sont plus axés sur les grandes aventures et abordent des thèmes de science-fiction et des reprises des grands classiques (avec Massimo De Vita, fils de Pier Lorenzo De Vita).

En 1983, Donald réapparaît au cinéma dans Le Noël de Mickey où il joue le rôle du neveu d'Ebenezer Scrooge dans cette adaptation d'Un chant de Noël de Charles Dickens. Mais il ne développe pas dans ce film son tempérament ce qui fait dire à John Grant que cette apparition est à la fois « agréable et décevante ».

Les années 1980 marquent également un regain d'intérêt pour l'univers des canards de Disney, ainsi que l'apparition d'une nouvelle « école » pour les canards, l'école française, en plus de l'américaine, de l'italienne et de la scandinave.

Les premières histoires de Donald made in France sont publiées en 1982. La première est Le Papillon qui venait du froid dessinée par Claude Marin et écrite par Louis Cance et Patrice Valli.

L'intérêt pour Donald est en partie ravivé grâce à l'anniversaire de ses 50 ans en 1984 qui coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle direction à la tête de la société Disney, menée par Michael Eisner. À cette occasion, un avion nommé Duck One sillonne les États-Unis avec à son bord Clarence Nash, la voix du canard. Le 21 mai 1984, Donald laisse ses empreintes de pas dans le ciment devant le Grauman's Chinese Theatre, aux côtés du nom de Clarence Nash.

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Jaquette du jeu.

L'année 1984 marque aussi le premier jeu vidéo produit par Walt Disney Educational Productions avec Donald, Donald Duck's Playground. De nombreux titres de jeu vidéo seront édités principalement au début des années 1990 puis à partir de 2000.

L'année 1985 est marquée par la mort de Clarence Nash, Tony Anselmo ayant ensuite repris la voix de Donald Duck.

Le 21 mai 1986, le Français Claude Marin dessine le personnage sous l'apparence d'un bébé dans la série Bébés Disney dont la publication a débuté dans le numéro 1769 du Journal de Mickey.

En 1987, paraît la série La Bande à Picsou où Donald apparaît très rarement. Il est un oncle absent en raison de son travail de matelot dans l'armée. Le reste des histoires se concentre surtout sur les personnages de Picsou, de Riri, Fifi et Loulou Duck et de nouveaux personnages. Elles poursuivent le principe lancé par Barks des chasses aux trésors.

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Donald en face à face avec Daffy Duck dans Qui veut la peau de Roger Rabbit.

En 1988, Donald apparaît dans le long métrage Qui veut la peau de Roger Rabbit où il fait un numéro de piano avec et contre Daffy Duck, et pour le plus grand plaisir des spectateurs, il explose de colère.

Les années 1990 et 2000 : L'Italie moteur du développementModifier

En 1990, Donald apparaît dans le film Le Prince et le Pauvre comme le simple valet de Mickey.

Dans les années 1990, les histoires hollandaises ont un grand succès (notamment Ben Verhagen, Mau Heymans, Kirsten de Graaf). Ces auteurs reprennent le style de Barks des années 1948-1952. À mentionner aussi Tito Faraci en Italie et Francesco Guerrini.

Vers le milieu des années 1990, le personnage de Fantomiald, créé en Italie en 1969, est relancé et modernisé dans une publication mensuelle italienne nommée PKNA - Paperinik New Adventures, proche du format des comics de super-héros. Dans ce mensuel, Donald Duck reprend une vie de super-héros assez proche de celle de Fantomiald mais le monde qui l'entoure et son comportement sont plus actuels. Cette série débute le 14 mars 1996 par Evroniani. Dans la version originale, il conserve son pseudonyme de Paperinik mais comme des incohérences apparaissent et aussi pour conserver le symbole PK, le personnage est nommé dans certains pays Powerduck. Toutefois Donald est rarement mentionné dans cette version.

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PowerDuck.

Fin 1998, Bruno Enna, Diego Fasano et Paola Mulazz créent en Italie, une série intitulée Paperino Paperotto (Donald Junior) narrant l'enfance de Donald Duck. Elle débute le 12 janvier 1999 dans Topolino numéro 2250 avec une histoire dessinée par Alessandro Barbucci.

La fin des années 1990 offre à Donald un rôle comparable à celui de Mickey dans Fantasia (1940). Il joue le rôle de l'assistant de Noé lors du remplissage de l'Arche dans la séquence Pomp and Circumstance de Fantasia 2000.

Dans les années 2000, Lars Jensen, Flemming Andersen et Casty sont les auteurs les plus renommés[2].

En 2001, PKNA est remplacée par une nouvelle version nommée PK² ou Duclair en anglais, publiée de février 2001 à août 2002.

En août 2002, la série PK² est remplacée par PK en Italie (ou PK - Pikappa) aussi nommée Powerduck en France (code PK3). La première histoire est Superhéros par hasard. L'environnement a encore changé par rapport à la version précédente. Donaldville est très différente, l'aspect du héros reste proche mais sa personnalité change comme son arsenal d'« outils/gadgets ». À l'instar des premières versions, l'origine du personnage est racontée dans certains épisodes mais n'a rien à voir avec les précédentes. C'est cette version qui a été adaptée en jeux vidéo sous le nom Donald Duck : Qui est PK ? (2002).

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Étoile de Donald Duck sur le Walk of Fame.

Le 10 août 2004, Donald est récompensé par une étoile sur le Walk of Fame à Hollywood.

Les deux décennies 1990 et 2000 sont surtout marquées par l'informatique, d'un côté, avec les nombreux jeux vidéo mettant en scène le Donald colérique et celui simple acolyte de Mickey et de l'autre, les images de synthèse avec la série La Maison de Mickey montrant Donald en 3D. Dans cette série, le personnage est graphiquement beaucoup plus lissé qu'en bande dessinée. Ses plumes sont ainsi presque non apparentes mais son caractère et son problème d'élocution sont intacts malgré la jeune audience visée par la série.

En français, le doublage de Donald est effectué actuellement par Sylavin Caruso.

Le 1er juin 2010, Glénat annonce la publication en bande dessinée des œuvres complètes de Mickey Mouse et Donald Duck en 2011 et 2012 ainsi que de nouvelles histoires.

Notes et référencesModifier

  1. L'historien et éditeur Disney David Gerstein note sur la Disney Comics Mailing List (mai 2000) qu'un grand nombre de personnages nouveaux apparaissaient à l'époque sur ces textes illustrés, seuls quelques autres obscurs personnages sont devenus récurrents, comme le fermier Gideon Goat.
  2. Leurs histoires sont parmi les mieux notées du Top 100 d'Inducks.
Donald Duck
Biographie HistoriqueÉvolution du personnage Donald Duck.gif
Relations Famille Balthazar PicsouRiri, Fifi et Loulou DuckDella DuckHortense PicsouRodolphe DuckGrand-Mère DonaldJoseph Duck
Amis Mickey MouseDingoPanchito PistolesJosé CariocaGéo Trouvetou
Partenaires Daisy DuckDonna DuckOona
Voisins Achille Lagrogne
Ennemis Pat HibulaireTic et Tac
Spécificités Identités secrètes FantomialdPowerduckDoubleDuck
Sosies DonaldDuck la Terreur

Filmographie

Longs métrages Saludos AmigosLes Trois Caballeros
Séries Donald DuckDonald et Dingo
Courts métrages Une petite poule aviséeDon Donald
Histoires Perdus dans les Andes !Noël sur le mont OursBombie le zombie
Iconographie GalerieImagesLes mille et un visages de Donald Duck
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