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Donaldville (Duckburg en version originale), parfois appelée Duckburg[1] ou Canardville[2], est une ville de l'univers de Donald Duck, capitale de l'État du Calisota, aux États-Unis, il s'agit de la ville où vit notamment Donald Duck et sa famille et ses connaissances.

Description et généralitésModifier

Donaldville est le plus souvent représentée comme une ville occidentale de taille moyenne, et dont la population est comprise entre deux cent cinquante mille et cinq cent mille habitants.

Donaldville 3

Vue sur Donaldville.

Certaines histoires de Carl Barks ont toutefois présenté Donaldville comme une importante métropole et un centre de grandes avancées technologiques. Certaines bandes dessinées italiennes plus récentes comme la série PowerDuck présentent une Donaldville bien plus étendue. Dans cette incarnation, la ville est dotée de grands parcs, de gratte-ciels immenses, d'un imposant hôpital, d'un stade de football, le tout construit sur deux rives de ce qui semble être un bras de mer. Une de ces deux rives abrite la « vieille ville » où se trouve notamment le coffre de Balthazar Picsou, et l'autre la « nouvelle ville » avec tous ses gratte-ciels.

Bizarrement, la série d'origine italienne, Powerduck, donne un autre nom à Donaldville : Duckburg, soit le nom anglais de Donaldville. Donaldville sera utilisé dans l'épisode trois, mais dans l'épisode quatre, c'est Duckburg qui est repris.

HistoriqueModifier

Histoire Modifier

Article principal : Histoire de Donaldville

Donaldville avant Donaldville Modifier

Numérisation0011

Le Fort Drakeborough, devenu plus tard le Fort Donaldville.

En 1579, Sir Francis Drake débarque sur la côte Est de l'Amérique du Nord, à l'emplacement de l'actuelle Donaldville.[3] Le 17 juin de cette année-là, il bâtit un fort en bois du nom de Fort Drakeborough. Ce fut son second, Sir Francis McPicsou, qui en devint le premier commandant, mais il fut tué lors du siège du fort. Le marin cacha dans le fort la bibliothèque perdue d'Alexandrie, et chargea Fenton Penworthy de réunir tous les savoirs de la bibliothèque que l'on ne trouvait nulle part ailleurs en un seul ouvrage. Cependant, Penworthy mourut et le fameux livre demeura caché avec la bibliothèque.[4] Le fort fut administré par les Britanniques pendant des siècles depuis.

La fondation de Fort Donaldville Modifier

Cornélius Écoutum 2

Cornélius Écoutum tendant du maïs aux soldats espagnols.

En 1818, un marchand répondant au nom de Cornélius Écoutum arriva au Fort Drakeborough pour faire commerce avec les soldats. Mais celui-ci fut assiégé par les espagnols, car il s'agissait du seul endroit à l'Est de la Louisiane n'appartenant pas à l'Espagne. Les soldats britanniques, voulant à tout prix fuir le fort, décidèrent de l'offrir au premier venu : Cornélius Écoutum. Mais celui-ci devait absolument se débarrasser des troupes espagnoles, et il décida d'offrir aux espagnols un repas. Ceux-ci acceptèrent, et le nouveau propriétaire du fort décida de faire cuire du maïs afin de faire du pop-corn. Mais les espagnols n'avaient jamais rien vu de tel, prirent peur en voyant le pop-corn sauter, et fuirent le fort en pensant avoir vuent des fantôme ! Finalement, Cornélius Écoutum renomma le fort « Fort Donaldville » et fit de celui-ci un petit village.[5]

Le Donaldville américain Modifier

Victoirenordiste

Donaldson Duck décoré pour sa bravoure lors de la bataille de Donaldville.

En 1848, le fort fut intégré aux États-Unis, comme tous les États du Sud-Ouest. En 1861, manquant de place à l'intérieur du fort, on construisit un village du nom de Donaldville près de la colline Killmule, où se trouve le fort. Quelques magasins ouvrirent, dont les « Grands magasins Écoutum », appartenant à Clinton Écoutum, le fils de Cornélius. Entre 1861 et 1865, durant la Guerre de Sécession, Donaldville tomba aux mains des Confédérés. Les Unionistes décidèrent d'engager une bataille, la bataille de Donaldville, qu'ils purent gagner grâce au ravitaillement en poudre assuré par Donaldson Duck.[6] En 1878, un ouragan dévasta Donaldville, mais de nombreux dégâts matériels et humains furent évités grâce à la bravoure de Daniel Duck, un donaldvillois qui aperçut la tempête au bout de sa longue-vue en mer, et qui rentra en toute hâte à Donaldville afin de prévenir les gens du danger.[7]

L'arrivée de Balthazar Picsou Modifier

P1902

Balthazar Picsou, admirant le village de Donaldville après avoir construit son coffre à la place du fort.

En 1899, Jules Écoutum vendit la colline Killmule, avec le fort Donaldville en ruine, qui lui appartenait (il n'avait plus d'argent pour rentrer chez lui), à un certain Balthazar Picsou, un écossais en quête d'or au Klondike. Peu après, Picsou devint millionnaire et, en 1902, il décida d'aller s'installer aux États-Unis, à Donaldville, avec ses sœurs. Voulant raser le vieux fort afin d'y installer un dépôt pour son argent, il rencontra l'opposition des Castors Juniors, un groupe de scouts qui se servait de Fort Donaldville comme repaire. Ceux-ci appelèrent Théodore Roosevelt, le président des États-Unis, en lui disant qu'un espion étranger tente d'installer une base militaire à Donaldville ! L'armée intervint donc en assiégeant le fort, Roosevelt en tête. Mais Picsou et Roosevelt se connaissaient depuis longue date, et l'affaire fut rapidement réglée, et le millionnaire put construire son dépôt en haut de la colline Killmule, devenue désormais la colline Killmotor.[8]

Le développement de la ville Modifier

Duckburghaven

Le port, fruit de l'économie florissante donaldvillois.

Picsou, devenu depuis milliardaire, souhaita faire de Donaldville une ville importante, le siège de son empire financier. Il ne verra pas la construction de la métropole car il était encore en train de parcourir le monde à la recherche de profit, mais à son retour, en 1930, on pouvait découvrir de grands gratte-ciels dominant cette immense ville au bord de la mer. Furent construits un port, une gare, des usines... En 1937, la ville prit un coup de mou, depuis que Picsou, devenu l'homme le plus riche du monde, a pris sa retraite.[9]

Une cité moderne Modifier

Tour Picsou 2

La Tour Picsou, le plus haut gratte-ciel donaldvillois.

Depuis 1947, soit le retour en affaires de Balthazar Picsou, Donaldville est devenue une ville au cœur de la modernité. Grâce à l'économie florissante, la capitale du Calisota peut se vanter d'être une ville à la pointe des technologies, notamment en matière de conquête de l'espace (de nombreuses fusées et satellites de l'époque viennent de Donaldville), ou de diverses autres sciences capables de faciliter la vie (Géo Trouvetou, grand inventeur, transforma même la ville en une cité ultra-moderne, mais cette expérience fut un échec). De nombreux gratte-ciels s'élèvent, comme la Tour Picsou ou le Limpspire State Building...
Calisota

Carte situant Donaldville.

Géographie Modifier

Si l'on fait une synthèse de plusieurs auteurs en prenant évidement Carl Barks, Don Rosa et Romano Scarpa entre autres, on arrive à une description géographique assez précise de Donaldville : la ville se situe sur la côte Ouest des Etats-Unis, elle est bordée par l'océan Pacifique. Au Nord, coule le fleuve Tulebug (qui prend sa source dans les Rocheuses). Au Sud, on trouve la Forêt Noire et à l'Est de la ville, la montagne de la Dent du Diable. Donaldville est également bordée par une petite baie au Nord dans laquelle il est souvent fait mention d'un immense pont. Donaldville est à coté d'une ville nommée Zoieville.

Tourisme Modifier

Canardville

Donaldville (ou plutôt Canardville) dans La Bande à Picsou.

La principale attraction touristique de la ville est sans aucun doute la statue géante de Cornélius Écoutum, fondateur de la ville. On peut également considérer comme lieu touristique la colline Killmotor, où se trouve le coffre de Picsou et où avant était dressé le Fort Donaldville.

Événements et célébrations Modifier

L'anniversaire de la fondation de Donaldville est fêté tous les ans, de différentes façons selon les auteurs. La plupart du temps, Cornélius Écoutum est au milieu de la scène. Dans l'histoire Parlons dinde (Talking Turkey) de Vicar, on apprend que cette célébration se clôture par le concours du meilleur cri de dindon, le but est d'attirer le plus de dindons possible en glougloutant.

Symboles associés à la ville Modifier

Ambassade de Donaldville

Drapeau de Donaldville.

Dans Le trésor de Marco Polo (Uncle Scrooge and the Treasure of Marco Polo), Balthazar Picsou tente de rejoindre l'ambassade donaldvilloise à l'étranger pour se protéger de la guerre civile qui fait rage dans la ville où il vient d'atterrir. On découvre, sur la façade de cette ambassade, un drapeau orné des armoiries de Donaldville. En termes d'héraldique, ce drapeau peut être défini comme suit : « de sinople à la canette d'argent » (c'est-à-dire vert et orné d'un canard blanc de profil).

Principaux habitants de Donaldville Modifier

Article principal : Catégorie:Donaldvillois

Localisation Modifier

Localisation pour Carl Barks Modifier

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Première mention du nom de Donaldville sur le panneau en haut à droite.

Pour Barks (qui par ailleurs est le créateur de cette ville fictive - on voit la première apparition du nom de Donaldville dans la dernière case de la bande dessinée Sur le fil, parue en 1944), Donaldville se situe aux États-Unis, dans l'état fictif du Calisota, entre la Californie et l'Oregon, sur l'Océan pacifique. Pour être précis, Barks place la ville entre Monterey et Los Angeles. Elle serait dans le comté du Canard.

Localisation pour Don Rosa Modifier

Don Rosa situe Donaldville dans le Calisota pour coller avec l'univers de Barks et situer Donaldville au même endroit que lui. Sur les cartes dessinées par Rosa, on peut repérer l'endroit exact où se situe Donaldville : elle occupe d'ailleurs la place de la ville d'Eureka, chef-lieu du comté de Humboldt en Californie.

Plan détaillé Modifier

Duckburg

Plan composite de Donaldville dessiné par des fans.

Donalville en forme de Donald Duck

La carte de Donaldville, par McIntyre.

Étant donné la diversité des auteurs qui ont travaillé sur l'univers de Donald Duck, il existe plusieurs cartes de Donaldville, qui ne se recoupent pas toujours très bien.

La carte de McIntyre, par exemple, donne à la ville la forme de la tête de Donald (béret inclus). C'est l'une des cartes plus originales et des plus inhabituelles ; en effet, la plupart des cartes dessinées respectent globalement la forme de la côte et l'estuaire tels que Barks les présente.

Gare de Donaldville

Vue sur une partie de Donaldville, dessinée par Marco Rota.

Les auteurs italiens représentent régulièrement une ville plus conforme à des standards latins, présentant globalement peu de ressemblances avec une grande ville américaine. Il s'agis, bien sûr, de transformations d'ordre culturel, destinées à adapter l'univers des canards aux lecteurs italiens.

Cependant, des fans ont pu établir une carte probable et très complète de Donaldville en se basant sur les références de Barks et Rosa. N'ayant rien d'officiel, la valeur de cette carte doit toutefois être relativisée.

En coulissesModifier

Dans le jeu vidéo Donald Duck Couak Attack, Donald doit passer par Donaldville pour accéder au méchant Merlock.

Aux sources de l'histoireModifier

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Réunion des principaux acteurs de la vie donaldvilloise.

Les éléments permettant de connaître l'histoire de Donaldville sont dispersés dans les bandes dessinées. Les premiers étaient de la plume de Carl Barks, et furent souvent reprises par Don Rosa, dans des histoires ou séries telles que La Jeunesse de Picsou et Sa Majesté Picsou Ier. D'autres ont été ajoutées entre-temps par d'autres auteurs, comme l'existence de Paperyn McPap, etc.

Une ville du milieu du XXe siècleModifier

Guide donaldville

D'après le dessinateur Don Rosa, toutes les aventures de Picsou créées par Barks avaient lieu entre 1947 et la mort du personnage, qu'il imaginait se produire en 1967 (année de la retraite de Barks). Donaldville avait donc souvent l'apparence chez ces auteurs d'une ville des années 1950 et 1960. D'autres dessinateurs ont suivi cet esprit, d'autres ont également modernisé la ville pour la mettre au goût des décennies suivantes.

Un guide officielModifier

En 2016, Mickey Parade Géant publie un hors-série regroupant des histoires en bandes dessinées sur différents lieux de la cité et propose des pages de présentation de la ville et des visites guidées dans le style du grand guide du Routard. Dans ce livres nous pouvons voir également des plans de la ville et de la maison de Donald Duck.

Notes et références Modifier

  1. Dans PowerDuck.
  2. Dans La Bande à Picsou.
  3. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : AR 145 Sa Majesté Picsou 1er, de Don Rosa, 1989.
  4. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : D 92380 Les Gardiens de la Bibliothèque perdue, de Don Rosa, 1994.
  5. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : AR 145 Sa Majesté Picsou 1er, de Don Rosa, 1989.
  6. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : I TL 683-A De Donaldson... à Donald, de Osvaldo Pavese, Romano Scarpa et Giorgio Cavazzano, 1968.
  7. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : W DD 111-01 Le géant de Donaldville, de Vic Lockman et Tony Strobl, 1967.
  8. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : D 93227 L'Envahisseur de Fort Donaldville, de Don Rosa, 1995.
  9. Cf. Base I.N.D.U.C.K.S : D 93488 Le Canard le plus riche du monde, de Don Rosa, 1996.

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