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Précédemment : Après plusieurs mois sans aventures, Donald part avec son oncle Picsou à Moscou dans l’espoir de régler des affaires d’éviers avec les Soviétiques, tandis que Riri, Fifi et Loulou doivent rester à Donaldville…

Ah ! Moscou ! Cette ville infinie, symbole de la puissance de la Russie et du communisme dans le monde ! Telle est la vue qu’admiraient Donald et Picsou à bord de leur avion, proche de l’atterrissage.

« Messieurs-dames, veuillez attachez vos ceintures, s’il-vous-plaît, nous allons bientôt atterrir. »

Le Lockheed Constellation de la Pan Am entama l’atterrissage, et, quelques minutes plus tard, nos canards descendirent de l’avion. Ils empruntèrent le métro de Moscou, et, une heure plus tard, voilà que les canards étaient sur la place Rouge, impressionnés par l’architecture de la troisième Rome.

- Ah, c’est quand même magnifique, s’exclama Donald. N’est-ce-pas, oncle Picsou ?

- Oui, mais nous ne sommes pas là pour faire du tourisme. Nous devons aller régler mes affaires.

- As-tu pris un rendez-vous avec l’acheteur de tes éviers.

- Oui, il me semble qu’il faut être demain, à la piscine Moskva.

- La piscine Moskva… Ce n’est pas cette piscine extérieur où l’on est obligé de mettre ces gros chapeaux russes pour ne pas avoir les oreilles gelées ?

- Si, c’est ça.

- Ça donne envie…

- Même si tu râles, mon neveu, nous y irons quand même, car cette affaire me permettra de m’implanter en U.R.S.S. ! Je vais être le premier milliardaire américain à avoir passé un accord avec les Soviétiques !


- Espérons que celui-ci soit respecté ! Cette nuit, Picsou prit une chambre à l’hôtel Moskva, après que Donald ait insisté auprès de lui pour ne pas avoir à dormir dans un minuscule hôtel miteux.

« Tu paieras la chambre, mon neveu !, s’était exclamé le milliardaire. »

Le lendemain, les flocons de neige tombaient sur Moscou. Donald et Picsou prirent le métro, après s’être arrêtés pour acheter des chapkas, puis ils se dirigèrent vers la fameuse piscine Moskva. Il s’agissait d’une immense piscine toute ronde, extérieure, où la fumée issue de la cheleur de la piscine s’élevait au-dessus des gens qui nageaient. Des hommes, dans la piscine, firent signe à Picsou et Donald.

- Bonjour monsieur Picsou. Je suis Igor Fidelov, et je suis chargé de vous présenter la grandeur de notre nation. Vos « éviers socialistes » nous intéressent beaucoup, et c’est pour cela que nous faisons appel à vous. Je suis assisté ici de Ivan Popov, qui s’assurera de notre protection. En effet, la CIA est aux aguets, et il pourrait vous arriver des ennuis, surtout que vous êtes américains. Mais au fait, qui est ce canard qui vous accompagne ?

- C’est mon neveu, Donald Duck. C’est en quelque sorte mon garde du corps, aussi.

- Ah, très bien. Maintenant, parlons affaires, monsieur Picsou. Décrivez-nous les avantages de vos éviers, qui ne gèlent pas, mais….

La conversation n’intéressait pas spécialement Donald, et celui-ci décida de faire le tour de la piscine. Il faisait froid, horriblement froid, mais avec la chapka, on arrivait à résister. Donald regarder les gens. C’était assez amusant de deviner ce que font tous ces gens ici : certains nagent, d’autres parlent avec leurs amis… La vie en U.R.S.S. n’était pas vraiment ce que disait la propagande américaine. Donald regardait les enfants s’amuser, les parents discuter… Ils avaient quand même la belle vie, insouciants, pensant aux loisirs, et non à l’agent, comme aux États-Unis… Soudain, Donald fut étonné de voir un homme nageant sans sa chapka. Il avait l’air d’être un étranger, sûrement un américain.

« Oh, oh… Je suis sûr que cet homme et un agent de la CIA, pensa Donald. Mieux vaut prévenir oncle Picsou et messieurs Fidelov et Popov. Si mon oncle est découvert en U.R.S.S., il ne pourra sûrement plus revenir à Donaldville… »

Donald se précipita vers son oncle, quand il fut arrêté par l’homme en question.

- Bonjour, monsieur… Duck.

- Comment connaissez-vous mon nom, monsieur… truc ?

- Ah oui, je ne me suis pas présenté. John McCook, agent de la Central Intelligence Agency. Je tiens à savoir ce que vous faites ici.

- Et en quoi ça intéresse la CIA ?

- Eh bien, comment dire. Nous voulons pas d’espions du KGB sur notre territoire. Nous surveillons tous les américains partant en U.R.S.S. Il se trouve que vous en faites partie, votre oncle et vous. Alors, avez-vous des liens avec les services de renseignement russes ?

- Non. Mais je tiens à vous dire…

- Que faites-vous donc ici ?

- Je dois vous dire que vous devriez mettre votre chapka. Vos oreilles vont geler, ça risque d’être assez peu confortable…

- Répondez donc à ma question. C’est vrai qu’il fait un peu frisquet, mais je suis très résistant.

- Vous allez voir…

- Bon, revenons à nos moutons.

- Eh bien, mon oncle règle des affaires avec des industriels soviétiques en rapport avec des éviers.

- Je ne vous crois pas. Les Soviétiques ne commercent pas avec les Américains.

- Pourtant si. Vous voyez, là-bas, les hommes qui parlent à mon oncle, que vous avez l’air de plutôt bien connaître. Eh bien, ce sont des industriels soviétiques. Si je vous le dis ! Mais mettez votre chapka, vous me faites peur, là.

- Oh, mais je suis très résistant, moi !, dit-il en regardant d’un air séducteur les jeunes femmes russes qui l’admiraient… Vous voyez, ces filles m’admirent, grâce à ma force musculaire et à ma résistance.

- N’exagérons pas non plus, répondit Donald.

- Eh, les filles. Vous voyez, ce canard pense que je suis une poule mouillée. Mais non. Moi, je suis un homme. Je vais même capable de me baigner dans la rivière Moskova en plein hiver, sans ma chapka !

- Tu peux faire ça, beau blond, lui lança une jeune fille russe.

- Si tu le fais, je ne te regarderais plus jamais du même air, jeune homme, lança une autre fille.

- Bon, bah, allez-y, s’exclama Donald. John McCook prit la direction de la rivière Moskova, non loin, tout en lançant des exclamations à toutes les filles qui le regardaient.

Il plongea dans l’eau glacée. Mais il ne remontait pas.

- Bah, où est-il passé, demanda Donald à Picsou, Fidelov et Popov, qu’il avait rejoint. - Il n’a pas réussi à remonter…, ricana Popov. Je m’en doutais !

- En même temps, rajouta Fidelov, quelle idée de se baigner dans la rivière Moskova en plein hiver.

- Même avec une chapka, tu meurs !, dit Popov tout en riant. Ah, bon, on a un agent de la CIA à rajouter dans notre fameuse collection des agents de la CIA morts gelés en voulant se baigner la rivière Moskova en plein hiver en se croyant trop fort !

- Elle existe, cette collection ?, demanda Picsou.

- Je ne mens jamais, monsieur Picsou, répondit Popov.

- Bon, eh bien, conclut Fidelov, nous avons réglé notre fameuse affaire, monsieur Picsou. Vous pourrez construire vos usines d’éviers sur notre territoire, et vous pourrez donner à notre peuple tous les éviers socialistes dont ils ont besoin. Au revoir, camarade ! Et bon séjour à Moscou !


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